Monsieur Hérisson…

Hérissons

  Le hérisson n'est pas spécifiquement commensal de l'homme. Il affectionne tout aussi bien les campagnes. Et pourtant, il s'est merveilleusement bien adapté aux quartiers résidentiels lui offrant le gîte et le couvert.

Jean CHEVALLIER, qui l'a maint fois "croqué" a déjà eu l'occasion d'enregistrer les ébats amoureux de ce petit animal attachant mais il nous livre ici un document exceptionnel : un jeune hérisson  errant dans les rues d'une banlieue

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Fin mai dans les jardins parisiens

  Dans les jardins de banlieue, l’odeur du gazon fraîchement coupé est indissociable du chant mélodieux de la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) et des appels obsédants des jeunes Etourneaux (Sturnus vulgaris) affamés. Cette familière équipée s’accompagne aussi, hélas, du vrombissement continu des tondeuses.

Pascal DHUICQ

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Un village espagnol… Petit bout de nuit

Athene noctua

  Dans un village du nord de l’Espagne, samedi 21h…Une bande de jeunes se chauffe pour la soirée, musique plein tube, bière à gogo…

Mais 22h et le calme se fait. Place aux chiens faisant la misère d’une chatte qui essaie de rassembler ses petits. Tandis que les hurlements des cabots emplissent l’atmosphère, des cris émanent du clocher… Trois chevêches prennent possession des lieux au fur et à mesure que les heures avancent, le village se transforme en salle de spectacle avec les échos des ruelles et le chant lointain des rossignols.

Cette pièce est la suite de trois ambiances prises à quelques heures d’intervalles, mais sans superposition artificielle des chants de chevêche avec les autres bruits villageois.

Noémie DELALOYE

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L’accueil des Quiscales

Quiscalus mexicanus

  (Quiscalus mexicanus) – 28 avril 2008 – Aéroport de Cancun.

Descente de l’avion, décalage horaire, formalités douanières, bagages : rituel immuable de tous les aéroports, on pourrait être presque « n’importe où ». Et c’est en poussant la porte de sortie que l’on arrive vraiment à destination.

Philippe VUILLAUME

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«Petite musique de nuit»

  Toutes les chaudes nuits d’été, même au cœur des villes, comme ici aux portes du métro lyonnais, les Grillons d’Italie (Oecanthus pellucens) ou Œcanthes transparents, aux ailes frêles et diaphanes, nous bercent de cette langoureuse stridulation vibrante.

Pascal DHUICQ

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Imperturbable

  Hommes et les bêtes s’ignorent parfois tout simplement. Exemple avec la stridulation d’un grillon bordelais (Tartarogryllus bordigalensis) dans un caniveau du quai Pierre Scize, lors du concert de klaxons qui suivit la victoire de la France sur le Portugal à la demi-finale de la coupe du monde de football le 5 juillet 2006.

Pascal DHUICQ

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Rainette méridionale et klaxon

  Été 2005, à Vence.

Encore un animal que l'on associe aisément avec un lieu et un moment : les puissantes vocalisations des Rainettes méridionales (Hyla meridionalis) sont caractéristiques des nuits d'été dans le midi de la France. Dans un jardin, un mâle a trouvé un "truc" pour la compétition sonore de la soirée : il s'est glissé dans un tuyau qui fait office de résonateur et amplifie son chant. Mais ce mâle astucieux se laisse emporter : il prend le Klaxon d'une voiture chargée de supporters de foot pour le chant d'un concurrent potentiel. En chantant dans le tuyau, cet individu transforme le son de sa propre voix. Cela change peut-être aussi sa perception des chants des autres rainettes mâles. Cela pourrait-il expliquer cette méprise ou bien les Rainettes méridionales sont-elles si peu difficiles en terme de stimulus sonore ?

Yannick DAUBY

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Le «petit bassin»

  Les paysages français n’ont guère été gratifiés par l’étalement des lotissements. Les paysages sonores ne sont pas logés à meilleure enseigne, du reste. La fonction hydraulique des « bassins d’orage », destinés à recueillir et réguler les écoulements des eaux pluviales, se concilie laborieusement avec les pratiques récréatives des résidents mais demeurent tout juste compatibles avec une nature apprivoisée. C’est là que se plaisent les Bernaches du Canada (Brenta canadensis), importées d’Amérique et échappées de captivité. Elles y croisent les Canards de barbarie et les oies de Guinée, tous deux domestiques ainsi que nos canards colverts (Anas platyrhynchos), largement apprivoisés mais aussi poules d’eau (Gallinula chloropus), mouettes rieuses (Larus ridibundus), foulques macroules (Fulica atra) et étourneaux si familiers.

Pascal DHUICQ

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Les envahisseuses

  Depuis quelques années, est apparu dans nos villes un nouveau phénomène surprenant de la nature : la colonisation d'une nouvelle espèce d'oiseau : la Perruche à collier (Psittacula krameri), une espèce du sous-continent indien. À l'origine échappée de captivité ou bien relâchée par des passionnés peu scrupuleux, elle a commencé à s'établir et se reproduire de façon fulgurante.

Pour ne prendre que l'exemple remarquable de la Belgique, cette espèce ne s'est établie qu'en 1974-1975 à partir d'un lâcher d'une quarantaine d'oiseaux. La population s'élevait déjà à environ 600 oiseaux en 1991. Aujourd'hui, on en compte près de 2000, rien qu'à Bruxelles où elle prolifère, profitant des hivers doux de ces dernières années. Suivra-t-elle la voie de la Tourterelle turque ayant envahi l’Europe en cinquante ans ?

Pascal DHUICQ

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Le manège des arbalétriers

Apus apus

  Les heures de canicules passées, une reposante sérénité est retombée sur la vieille ville. C’est l’heure des Martinets noirs (Apus apus) jadis aussi appelés « arbalatriers » pour la forme de leur corps. Par centaines, ils délaissent les hautes altitudes nourricières pour regagner la cité. Là, tous les soirs d’été, de bruyantes bandes se livrent à des courses endiablées. Dans une clameur stridente de “ Srii ! ” perçants, ces formidables acrobates de la voltige slaloment à cent kilomètres/heure entre les fils et les antennes, esquivent les cheminées, se précipitent comme des missiles dans l’enfilade des ruelles puis jaillissent à l’angle des toitures pour une nouvelle poursuite aérienne éperdue.

Pascal DHUICQ

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