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Des notes stridentes dans le chant du Bruant des roseaux ?

par Maxime le 29 avril 2008

Le chant du Bruant jaune est connu pour être très aigu (Hansen 1985). Le sonagramme, ci-dessous, nous présente une avant-dernière note dépassant les 9000 Hertz.

bruant_jaune_flone_7jt05.mp3

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Phrase de Bruant jaune Emberiza citrinella enregistrée à Flône (B) le 7 juillet 2005.

Son congénère, le Bruant des roseaux, peut-il émettre des sons aussi stridents ? On n’en trouve pas dans les sonagrammes de Ghiot (1976), Gailly (1982), pas plus que dans ceux publiés dans Cramp et Perrins (1994), ou de Tretzel (in Glutz von Blotzheim et Bauer 1986). Mais les analyses de tous ces auteurs étaient réalisées dans une bande de fréquence limitée à 8.000 Hertz (Hz) .

De leur côté, Keulen et al. (1999), qui étendent leurs analyses jusqu’à 10 000 Hz, signalent que quelques notes peuvent atteindre les 8000 Hz. C’est bien le cas dans les trois exemples ci-dessous, comme le montre leur dernière note :

bruant_roseaux_amay_17avr08.mp3

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bruant_roseaux_amay_15jt07.mp3

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bruant_roseaux_lens_3mai08.mp3

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Trois phrases de Bruant des roseaux Emberiza schoeniclus. Enregistrements réalisés à Amay (B) le 17 avril 2008 (en haut); le 15 juillet 2007 (au milieu); à Lens sur Geer le 3 mai 2008 (en bas).

Certaines notes du Bruant des roseaux peuvent être plus stridentes encore et atteindre les 9.200 Hz (voir la 6e note dans la phrase suivante).

bruant_roseaux_amay_15jt07_strident.mp3

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Phrase de Bruant des roseaux Emberiza schoeniclus enregistrée à Amay (B) le 15 juillet 2007.

En Suisse, Rieille (com. pers) a trouvé aussi des notes suraiguës chez certains chanteurs.

Tous ces sonagrammes montrent, par ailleurs, que les notes sont émises dans une gamme de fréquences assez large. Le Bruant des roseaux utiliserait-il ces contrastes de fréquence pour évaluer la distance qui le sépare d’un chanteur de son espèce ? Sur base de considérations théoriques, Naguib et Wiley (2001) proposent un modèle – et ses limites - permettant l’évaluation des distances à partir de l’atténuation relative des hautes et des basses fréquences. Il serait intéressant d’étudier le chant du Bruant des roseaux dans cette perspective.

Références

CRAMP,S. et C. PERRINS (eds) (1994) : Handbook of the Birds of Europe, the Middle East, and North Africa, vol. 9. Oxford University Press, Oxford.

GLUTZ von BLOTZHEIM, U.N. et K.M. BAUER. (eds) (1986) : Handbuch der Vögel Mitteleuropas. Vol. 9. AULA, Wiesbaden.

GAILLY, P. (1982) : Étude éco-éthologique du Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus Linné). Etat de la recherche. Cahiers d’Éthologie 2 : 123-150.

GHIOT, C. (1976) : Contribution à l’étude du comportement territorial chez le Bruant des roseaux, Emberiza schoeniclus. Le Gerfaut 66 : 267-305.

HANSEN, P. (1985) : Geographic song variation in the Yellowhammer (Emberiza citrinella). Nat. Jutl. 21: 209–219.

KEULEN, CH., B. PRAXAYSOMBATH et J.C. RUWET (1999) : Vocalisations du bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) : évolution des caractéristiques individuelles et régionales du chant (1982-1997). Cahiers d’Éthologie 19: 17-56.

NAGUIB, M. et R. H. WILEY (2001) : Estimating the distance to a source of sound : mechanisms and adaptations for long-range communication. Anim. Behav. 62 : 825–837.

Enregistrements et sonagrammes

Metzmacher M.

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le temps est lent

par matt le 26 avril 2008

Un pote qui joue de la guitare, assis dans l’herbe… un rougegorge qui chante dans le buisson derrière lui… au loin, en cette tranquille fin d’après-midi, des pinsons, des orthoptères, le ronflement de l’océan au loin, une camionnette qui passe — le tout ralenti quatre fois. Et donc transposé de quatre octaves. Surprenante “vision” sonore d’un petit coin de campagne au printemps.

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Après la pluie

par Philippe le 22 avril 2008

Deux semaines après la Ballade matinale, je redescends vers l’ancien moulin à eau par ce petit chemin que j’affectionne tant au lever du jour.

Une nuit de pluie a complètement transformé le paysage, et le sentier est devenu ruisseau.

Apres la pluie

Les sons aussi ont changés, et le chant du Rossignol philomèle et venu se mêler à celui des autres oiseaux toujours présents : Pouillot véloce, Rougegorge familier ainsi que la Bouscarle de Cetti.

Enregistrement effectué au Mesnil en Vallée (49) sur le sentier qui descend vers le moulin de Sour.

Philippe

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Ballade matinale

par Philippe le 12 avril 2008

Depuis une semaine (le 4 avril) le chant de l’Alyte berce à nouveau mon oreille (voir l’article “Les visiteurs du soir“).

Mais c’est le matin, juste avant le lever du soleil, dans les sentiers le long des haies que les oiseaux chanteurs rivalisent.

Sentier au Printemps

Voici le duo d’un Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes à droite) et d’un Pouillot véloce ( Phylloscopus collybita à gauche), chaque individu prenant soin de ne pas couper la “parole” à l’autre. Une Bouscarle de Cetti (Cettia cetti) lance son chant soudain (à 1mn07′) affirmant ainsi sa présence.

Enregistrement effectué au Mesnil en Vallée (49)

Philippe

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“Mars et ça repart !”

par Pascaloup le 13 mars 2008

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Mars est ma période préférée. En ce début de printemps, le “premier printemps” comme certains ornithologues le nomment, la nature s’extirpe de sa torpeur hivernale. Les oiseaux sédentaires se font entendre ça et là, comme pour célébrer les prémices de la belle saison. Les arbres encore dénudés permettent de les observer. C’est la pleine période propice pour observer la Sittelle torchepot (Sitta europaea) qui, à l’instar des mésanges bleues, charbonnières, des grives et des pinsons, commencent à s’activer dans les bosquets…

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le son mystère d’Alain

par Jean le 1 mars 2008

Vous étiez à Miscon pour le Festival Son et Nature en septembre 2007;
alors peut-être avez-vous entendu ce son enregistré par Alain Baudry;
ce nom vous met sans doute sur la voie :
il ne s’agit donc pas forcément d’un oiseau ou d’un orthoptère;
celui qui a trouvé a gagné …
la considération d’Alain

le son mystere d’Alain

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Fauvette grisette au Pinail en Multicanal

par Philippe le 26 février 2008

Voici de la part de Jean-Louis une expérimentation d’enregistrement en multicanal.

Philippe

Pour les curieux d’expérimentation du Multicanal voici un enregistrement sous forme de 5 pistes MP3 séparées. Cela laisse le maximum de souplesse à chacun pour les lire avec ses logiciels et carte son personnels (ils doivent être compatibles Multicanal bien-entendu ).

Mode d’emploi :

  1. Télécharger chacune des 5 pistes successivement sur votre ordinateur à l’aide du lien « download » situé à droite de la touche « lecture audio MP3 » du blog ou en cliquant sur les liens ci-dessous.

  2. Ouvrir votre logiciel d’édition et importer ces 5 pistes en respectant l’affectation des voies indiquée : L= Avant gauche , R= Avant droit , C= Centre , SL = Arrière gauche et SR = Arrière droit

  3. Lancer la lecture sur le logiciel

Cette prise de son a été réalisée le 15 Mai 2007 au lever du jour sur la réserve naturelle du Pinail pres de Poitiers.

Matériel utilisé :

Micros MKH 50 et MKH 30 en configuration MS et TELINGA Pro 6 stéréo

Enregistreur EDIROL R4

Matricage MS et mixage Multicanal sur éditeur Nuendo 2

Si vous n’êtes pas équipés pour le Multicanal vous pouvez écouter en stéréo avec Audacity (par exemple) en n’important que les voies L et R .

Espérons que cette première réalisation fera des émules parmi les sonaturalistes .

Jean-Louis

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Sous les patins

par Rey petit le 26 décembre 2007

Le 24 décembre, au Lac de Longemer (Vosges). Alors que j’enregistrais le travail de la glace avec un couple d’hydrophone plongé sous 7 cm de glace, un patineur est passé juste au-dessus de mon installation (en évitant fort heureusement mes cables posés sur la glace).

Sur le moment, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à notre ami Alain Baudry, spécialiste des points d’écoute décalés et étonnants ;-)

IMG_0804.JPG

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La prise de son dans la nature : un jeu d’enfant ?

par Maxime le 24 décembre 2007

Peut-on obtenir de bons enregistrements d’oiseaux sans sortir la “grosse artillerie”, c’est-à-dire sans utiliser de réflecteur parabolique ? Un outil pratique certes, car il permet d’amplifier les sons d’oiseaux peu “accessibles” à l’observateur (oiseaux trop loin, trop haut perchés ou trop farouches), mais encombrant et coûteux.

Et pourquoi pas, sans aller très loin et sans se rendre dans un endroit bardé de protections (réserve, parc naturel ou site classé). Bref, en profitant de ce qu’on a sous les yeux et à portée d’oreilles : les oiseaux de son jardin.

L’enregistrement de solistes en “mono”

À défaut de pouvoir placer un micro tout près de la source sonore, on peut utiliser un micro-canon qui, en nous offrant une bonne directivité, nous permet de réduire les sons d’ambiance et de nous focaliser sur l’un ou l’autre soliste. Dans son jardin, on a bien sûr intérêt à privilégier le dimanche matin, quand il y a moins de bruits de circulation et de voisinage. Tôt le matin, le vent, en général, est aussi moins fort.

Clipsé dans une suspension élastique, un tel micro (par exemple, un Sennheiser ME 67) peut être placé sur une crosse utilisée pour la chasse photographique. Ce dispositif facilite tout à la fois sa prise en main (la crosse comporte aussi une allonge munie d’une butée que l’on peur caler dans le creux de l’épaule) et la visée … même par un enfant (voir schéma ci-dessous). Pour affiner la visée, et contrôler l’enregistrement, il est cependant nécessaire d’utiliser un casque d’écoute.
microcanon_xm.jpg
Voici un exemple d’enregistrement obtenu à l’aide de ce petit montage, à moins d’une dizaine de mètres d’une Mésange charbonnière.

L’oiseau est perché dans une haie d’aubépines et comme les feuilles débourrent à peine, il est possible de bien le viser.

A première écoute, cette séquence n’a rien de particulier : une phrase dissylabique “tî-pi”, “tî-pi”,… , tout à fait banale.

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Chant de Mésange charbonnière Parus major. Amay (B), 23 avril 2006. Echelle verticale : fréquence en kilohertz; échelle horizontale : temps en secondes.

Le sonagramme, par contre, met bien en évidence la succession des harmoniques et permet de remarquer certains détails. Ceux-ci nous réservent une surprise, car ils suggèrent que l’oiseau chante sa première note à deux voix. Le “tî” est en effet une syllabe complexe : vers 4200 Hertz, elle présente un son fondamental (voir la première note du troisième motif) qui apparaît sous forme d’un trait assez régulier et de fréquence assez constante, surmonté d’un tracé triple dont la fréquence décroît. L’éthologiste Gerhard Thielcke (1976) a déjà publié un sonagramme d’un chant de ce type, que l’on n’entendrait qu’au début du printemps, et qu’il qualifie de “compressed song“. Ici, on a l’image et le son. Cette production simultanée de sons différents est explicable : chez différentes espèces d’oiseaux, la syrinx gauche et la syrinx droite peuvent fonctionner indépendamment l’une de l’autre et permettre ainsi le chant à deux voix (Leroy 1979).

Mais pour mettre en évidence ces détails de structure, il faut sans doute que l’oiseau soit bien dans l’axe du micro et qu’il ne tourne pas trop souvent la tête … Ces détails, en effet, n’apparaissent pas sur tous les tracés.

La prise de son stéréophonique

Avec deux microphones, un pied d’appareil photo, sur lequel on peut les fixer, et quelques mètres de câble, on peut passer à la stéréo (par ex. la séquence 5 sur le CD 8 de Sonatura). Mais, en fonction de la scène sonore que l’on veut enregistrer, il convient de choisir et de disposer judicieusement ses micros. Pour obtenir une image sonore bien fournie, l’angle entre ces derniers est très important. Il dépend de la position des différents chanteurs, de la distance entre le couple de micros et la scène à capter … et d’éventuels bruits indésirables. Pour approfondir ce sujet, le preneur de sons débutant consultera avec intérêt quelques articles ou quelques livres plus techniques.

Pour en savoir plus :

Hugonnet C. & Walder, P. 1995. Théorie et pratique de la prise de son stéréophonique. Éditions Eyrolles, Paris.

Leroy Y : 1979. L’univers sonore animal. Gauthier-Villars.

Sicaud J.-L. 2001. Le choix des microphones en prise de son stéréophonique. L’Oiseau Musicien 23 : 9 – 20.

Thielcke G. 1976. Birds Sounds. Ann Arbor, University of Michigan Press.

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Harcèlement

par Sylvain le 17 décembre 2007

Le nord de la France, malgré sa réputation est composé de paysages très diversifiés. C’est près de la forêt de Saint-Amand-Les-Eaux, dans le Parc naturel régional de la scarpe et de l’escault, que s’étend entre bois et marécages, une grande étendue de prairies grasses. Là des vanneaux huppés veillent chaque printemps à la protection de leurs nichée, sur un territoire assez étendu. Tout intrus (comme un porteur de parabole) se voit alors harcelé par un vol papillonnant et des cris stridents.

Je vous invite à découvrir l’intégralité de l’article

en cliquant ici.

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