Bouscarle de Sicile

Roselière dans la réserve de Selinunte

Photo © Ph. VUILLAUME

Comme beaucoup, j’ai un faible pour certaines espèces. Outre le Crapaud alyte (que l’on peut écouter ici), j’ai une prédilection pour la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti) – (à écouter ici et ).

De passage en Sicile, je suis allé, à la tombée du jour en bord de mer, à la réserve de Selinunte. Les micros posés en bordure de roselière ont encore piégé la belle.

Philippe

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Tambours, xylophones et autres percussions

Dans la ripisylveEn cette fin mars humide et froide, les pics sont encore à la fête ! Je mène mes investigations dans les ripisylves que je sais fréquentées par le Pic épeichette (Dendrocopus minor). Les grands fûts et étroites « chandelles » résonnent des tambourinements des épeiches (Dendrocopus major) et des éclats de rire du Pivert (Picus viridis). Se joint enfin à ce jeu de percussions, celles d’ un épeichette vigoureux que je vise de ma parabole sur pied. Tandis que j’enregistre, un Pic noir femelle (Driocopus martius) vient se poser sur le tronc sec et semble reprendre un travail de forage dont j’avais manqué le début. Ses coups de boutoir se joignent à ces coups de tambours qui se répondent ici et là. [réflecteur Telinga + montage maison + micro stereo MS Pearl MSH-10 MS + NAGRA ARES BB / pente de filtrage sous 200 Hz]

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Devinette de mars 2013

Devinez qui se cache derriere ce son !

Quelle chose ou quel animal se cache donc derrière ce son mystère proposé ce mois-ci par Noémie Delaloye ? Donnez votre réponse ou votre langue au chat dans les commentaires !

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L’aube du printemps en Beauce


Le jour se lève sur un village beauceron. Des écharpes de brume serpentent autour des sapins, des cerisiers, des pommiers, des saules. La météo annonce neige et températures négatives dans les jours qui viennent. Pourtant, la nature ne semble pas en tenir compte. À ces oiseaux de mauvais augure, elle préfère chanter le soleil qui pointe, boule rouge sur toile rose orangé, qui promet une belle journée à l’aube d’un printemps qui se rapproche. Les perce-neige sortent timidement leurs petites têtes blanches. Les jonquilles bourgeonnent au milieu de leur masse verdoyante. Les jeunes pousses de rosiers naissent timidement des vieilles branches usées. Le forcicia se couvre d’un voile jaune qui défie l’hiver mourant.
Aux couleurs qui sortent de l’hibernation répondent les sons d’une nature qui se réveille. En ce dimanche, les premières heures du jour commencent à faire entendre, au loin, un début d’activité humaine. Avions haut perchés. Voitures roulant vers quelque aventure. Cet après-midi, le beau temps verra ressurgir le ronronnement agressif des quads, celui des mobylettes. Plus discrets, quelques vélos passent au rythme du bavardage des lève-tôt. Mais la nuit finit à peine. Le monde appartient encore à ceux qui le peuplent d’une autre façon que la nôtre.

Des jardins alentours se répondent en un concert improvisé des chants d’oiseaux à l’entrain contagieux. De petits corps volants virevoltent, tourbillonnent, se croisent, se posent et repartent en une farandole joyeuse qui laisse derrière elle une longue traîne de notes haut perchées. Tout à l’heure, quand l’homme reprendra possession de son environnement, ces chants passeront au second plan. Mais là, à l’aube d’un jour nouveau, tandis que l’homme dort encore, les oiseaux prennent possession des airs, règnent en maître sur l’univers et crient leur bonheur d’un printemps qui approche à grands pas…

Fatima DE CASTRO
Saint-Piat, 10 mars 2013

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Devinette d’octobre 2012

Cliquer ici pour écouter le son mystère.  …Vous avez une idée ? Enregistrez votre commentaire ci-dessous… Ou donnez votre langue au chat !

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Des sœurs presque jumelles

Paysage beauceron - © P. DHUICQPar un beau dimanche d’août ensoleillé, dans un paysage à la Van Gogh, nos vélos serpentent au rythme des vallons beaucerons. Bien qu’il ne soit que neuf heures, le soleil cogne et aveugle. Il nous fait face au point que parfois nous devinons le sentier au lieu de le voir vraiment. Aucun bruit dans la campagne. Les versants brûlés entrecoupés de bosquets et de broussailles, écorchés ici-et-là par une levée de calcaire et de silex, ne sont pour l’instant animés que de papillons blancs qui volètent avec légèreté.
Nous atteignons les hauteurs du plateau qui surplombe le village de Bailleau-Armenonville. Était-ce au lieu-dit de la Pointe de la Garenne ou au Buisson Pouilleux ? La présence d’un insecte attire mon oreille dans ce silence. J’écris bien “la présence” et non le son, ou le bruit, ou la stridulation, ou que sais-je encore ! Car cela ressemblait davantage au léger bruissement du vent dans les hautes herbes qu’à un son émis par un être vivant. Je freine aussitôt pour me rendre compte, interpelant l’audio-naturaliste déjà passé. Roeseliana 1 © P. DHUICQCe n’est pas le vent ; c’est bien un “gri-gri” (n’étant pas audionaturaliste, mon vocabulaire reste assez limité. J’en profite pour dire toute mon admiration à Pascal qui parvient toujours à comprendre ce que je lui décris si schématiquement). Lentement, sur la pointe des espadrilles, je m’approche de l’endroit d’où vient cette stridulation si légère, lointaine et proche à la fois. Et là, quelle n’est pas ma surprise de voir ledit insecte posé sur un brin d’herbe, le dos au soleil, aucunement effrayé. De cette heureuse rencontre est née une belle photo. Nous restons un bon moment à l’écouter et à la photographier. J’apprends qu’il s’agit d’une decticelle appelée Metrioptera (Roeseliana) Roeselii. Autant vous dire que je ne suis pas passée de “gri-gri” à Metrioptera Roeselii toute seule ! Nous laissons là Roeseliana poursuivre son monologue pour remonter sur nos vélos et entamer la descente vers Bailleau.
Que se passe-t-il juste avant l’arrivée au village, toujours au milieu des champs et encore dans un buisson d’herbes hautes, mêlé cette fois-ci à un amas de pierrailles ? À nouveau un “gri-gri”, mais cette fois sans aucun doute possible. Le son est beaucoup plus net, plus vigoureux, plus affirmé. Rien à voir avec le léger souffle de la première rencontre. Nouvel arrêt ; nouvelle recherche de l’ami insecte. Et là encore, il se dore le dos tourné au soleil, planté sur son brin d’herbe. Quelle surprise lorsque Pascal me dit qu’il s’agit du même insecte ! Les deux chants ont une texture et une intensité si différentes à mes oreilles ! Mais non, après avoir disséqué les deux photos sous tous les angles, je dois convenir qu’il s’agit bien encore de notre Roeseliana !Roeseliana 2 © P. DHUICQJ’ignorais – mais c’est une erreur de profane – que les insectes pouvaient avoir ainsi une “voix” personnalisée. Mais après tout, ma voix ressemble-t-elle à celle de mon voisin ? Non. Alors pourquoi en serait-il autrement pour les autres membres de la Création ?
Fatima DE CASTRO – 31 août 2012

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Sieste estivale

Bourdon dans la sarriette

Petite ambiance de sieste à écouter en sourdine.

Philippe

en version longue sur L’Attrape-son.

http://www.attrape-son.fr/index.php/sons-nature/loire-mauges/45-estival1
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Querelle de voisinage

Haie - Hulotte et Moyen-duc

Cohabitation houleuse façon Desperate Housewives pour défendre sa branche, son “quartier” ou son terrain de chasse entre une femelle de Chouette hulotte (Strix aluco) et une femelle de Hibou moyen-duc (Asio otus).

Vallée de la Thau entre Le Mesnil-en-Vallée et Montjean (49) – vendredi 18 mai 2012

Philippe

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Première mention et premier enregistrement en France de grive rayée !

Turdus vinylus

Un scoop !

Grive_rayee

Après un premier scoop audionaturaliste que je vous relatais ici : http://audioblog.sonatura.com/?p=1324

… surprise impensable ce matin au réveil : un chant caractéristique d’une grive jamais entendue dans mon jardin… Et pourtant, ce chant me dit quelque chose pour l’avoir entendu dans un vieux disque microsillon de mon grand-père… Mais c’est bien sûr : me voilà tout juste réveillé et les idées se mettent en place : C’EST UNE GRIVE RAYÉE ! Une espèce normalement confinée à la Sibérie !!!  C’est forcément une première (à vérifier ?) ! Et elle a choisi le jardin d’un ornithologue, audionaturaliste, qui plus est ?! Pas de chichi , je sors en pyjama avec la parabole dans le jardin ! Pas de doute, ce chant répétitif, aux strophes stéréotypées, presque lancinant, c’est bien elle : Turdus serinus. Je file chercher mon zoom 300 mm. Je ne suis pas spécialement photographe animalier mais le cliché servira peut-être à l’homologation…

Je ne saurais dire la raison de cette présence accidentelle ici (région Centre) et de surcroît en pleine saison de nidification mais on peut supposer que l’individu soit de passage et que je ne l’entende plus demain… Si vous avez une explication, je suis donc preneur !

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Évadé

Diamant mandarin (Taeniopygia guttata castanotis)

Changement d’heure ce week-end, le temps était déjà à l’été, incitant à rester dehors pour vaquer à ses occupations.

C’est ainsi que mon attention fut attirée par un étrange cri.
Depuis quelques jours voici un Diamant mandarin (Taeniopygia guttata castanotis) qui tourne autour de la maison, testant tous les postes d’observation du jardin mais n’osant pas venir à la mangeoire.

Philippe

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