Les martinets alpins de la rue Eugène Pons

  En face de chez moi, sur la façade. Les martinets alpins (Tachymarptis melba) passent dans la rue en rasant les murs et signalent de temps à autre leur présence en arrivant aux nids.
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À Lyon, printemps 2006.

Yannick DAUBY

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Des passereaux à ma fenêtre

  Tous les matins de bonne heure, à la fenêtre de ma chambre, l'occasion inespérée : se transformer en ornithologue à domicile. La veille au soir, j'avais installé les microphones pour m'épargner l'effort de me lever. L'enregistreur DAT et le casque étaient à côté de l'oreiller. Écouter et enregistrer l'oiseau depuis son lit…

Tout d'abord, un Rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros), à six heures du matin. Remplacé trente minutes plus tard par un Verdier (Carduelis chloris). Une expédition naturaliste bien confortable…

À Tours, au printemps 2005.

Yannick DAUBY

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Quand Bruxelles «brusselait» …

  La Sittelle torchepot (Sitta europea)

La Sittelle est un oiseau forestier qui peut aussi se cantonner dans les parcs de nos villes. À condition qu’elle trouve dans ces derniers de vieux feuillus, perclus de cavités. Grâce à ses sifflements, bien audibles, sa détection est aisée, même à bonne distance.

À Bruxelles, les premiers enregistrements (connus) de cette espèce furent réalisés en 1938 et publiés en 1952 dans un ouvrage multimédia intitulé « Les oiseaux chanteurs de Laeken ». Œuvre de Ludvig Koch, réalisée avec le concours de la Reine Elisabeth,  ils ont été réédités en 2006 par l’association Laca, sous le titre : La(e)ken Revisted. C’est une belle – et rare – occasion pour confronter leurs sonagrammes avec ceux réalisés 70 ans plus tard.

D’après la littérature ornithologique, les cris de la Sittelle présentent peu de variations géographiques. Mais, dans le temps, en va-t-il de même ? Un rapide coup d’œil sur les sonagrammes de deux types de cris suggère d’importantes similitudes.

Sonagramme
Sonagramme Enregistrement d’un individu à Ombret (Belgique, 18 février 2008).

Maxime METZMACHER

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Le Merle noir

Turdus merula

  Au début du XIXème siècle, le merle se cantonnait toujours en forêt. Mais vers 1820, on l’aperçoit déjà dans les villages, puis dans les villes. Dans le premier quart du XXème  siècle, sa conquête de la Cité est achevée, même s’il reste une espèce bien implantée dans les bois humides.
Chaque mâle possède une grande variété de phrases. Sonores et émises sans hâte, on les reconnaît facilement grâce au timbre flûté de nombreuses syllabes. Mais les phrases se terminent souvent par des sons suraigus, moins agréables. Elles peuvent aussi comporter des syllabes empruntées à d'autres oiseaux, voire des sonneries de GSM. Le chanteur les lance d'habitude du sommet d'un perchoir ou du faîte d’un toit, par beau temps ou parfois même sous l’averse.

Maxime METZMACHER

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L’école des Étourneaux sansonnets

Sturnus vulgaris

  Samedi 5 avril 2008 au Mesnil en Vallée (49) vers 8 h 45 rue de la Peltrie non loin de l'école.

Cour de récré, la cloche va bientôt sonner. J’observe, en groupe sur leur fil, telle une bande de gamins un peu turbulents, un groupe d’étourneaux siffloter leurs « révisions » du jour. Aujourd’hui, les voici imitant successivement le Pic épeichette, la Chouette hulotte, le Loriot d’Europe, la Buse variable, le Faucon crécerelle, le Merle noir, la Grive draine…

Philippe VUILLAUME

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Delichon urbica «en HLM»

Delichon urbica

  11 juin 2005, 11 h 37, 12 °C, étang de Lindre, village de Zommanges, Lorraine.

Une petite colonie d’hirondelles de fenêtre c’est installée en « HLM ». Fait rarissime, les nids étaient les uns sur les autres, alors qu’en toutes autres circonstances les nids, même s’ils sont parfois accolés, sont les uns après les autres, d’où de nombreux cris, babils et querelles entendus dans ce document.

C’est malheureusement les photos d’une autre colonie située à Fourques dans les Pyrénées orientales qui illustrent cet enregistrement.

Fernand DEROUSSEN

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Le Moineau domestique, cris et chuchotements

Moineau domestique

  Perché sur une corniche, nichant sous une tuile ou dans le creux d’un mur, le Moineau domestique (Passer domesticus) vit d’habitude à proximité de l’Homme, et cela, sans doute, depuis que ce dernier a développé l’agriculture. Il installe parfois son nid dans un arbre, près d’un champ de céréales, mais jamais en forêt. Ce n’est pas un ermite, mais un adepte de la vie coloniale. Dans nos villes et nos villages, ses petites colonies  ne s’observent toutefois pas partout, en particulier dans les centres, trop bétonnés, où les sources de nourriture se font rares. 

Ce piaf n’est pas un grand discret. S’il est en groupe, il piaille ; s’il est seul aux abords de son nid, il piaille aussi. Ses cris peuvent paraître monotones, car ils sont souvent répétés, mais l’oiseau joue sur leur rythme d’émission, leur intonation et leur intensité. Son répertoire en comporte plusieurs types de structures très différentes – des « tzi – tschiîp – tschilp – tieup » ou encore des rafales de « tetetet-tet» – comme le révèle l’analyse sonographique. Le choix de l’un ou l’autre cri est fonction de la situation que vit l’émetteur (présence d’un rival, d’un prédateur ou d’un partenaire potentiel …).

Sonogramme

Sonogramme

Enregistrement d’un mâle à Flémalle (26 février 2000) et un autre à Roloux (10 avril 1992, Belgique).

Maxime METZMACHER

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Les «tchios» et les «moiniaux»

  À Lille, dans le Nord, il reste encore beaucoup de ces « corons », ces courées ou étaient autrefois logés par leur propre patron les mineurs du « pays noir ».

Désormais, ces petites ruelles, souvent en impasse, bordées de maisons pratiquement identiques, sont habitées par une population hétéroclite. C’est l’un des rares endroits ou la mixité sociale est une réalité et où, parfois, le manque d’intérêt de la part des services de voirie de la ville et un certain laisser-aller permettent à la nature de s’épanouir tant bien que mal dans les petits terrains et jardins.

Cette séquence sonore, a été enregistrée en 2001 avec un matériel de toute petite qualité, dans une courée du quartier. Peut-être une image du bonheur, avec les « tchios »,  enfants à la balançoire, et leurs co-habitants, les « moiniaux », moineaux du voisinage, encore communs à cet endroit car bénéficiant d’un maximum de lieux de nidification… à l’abri des chats.

Sylvain JASKOWIAK

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Le dortoir à moineaux

    Les centres des villes ne sont pas toujours agrémentés par des parcs ou des squares et pourtant, le « moineau de Paris », cet éternel voisin de l’Homme, s’est bien adapté à la vie urbaine. Le voici regroupé par dizaines au dortoir dans cette station balnéaire de la côte portugaise. Demain, ils s’éparpilleront dans la ville glaner quelque menu fretin.

Pascal DHUICQ

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Des pipistrelles communes sous nos toits

  Urbanisme et écoute ne font pas bon ménage. Les bâtiments sont agencés avant toute chose de manière fonctionnelle et l'esthétique des architectures ne prennent en compte que l'aspect visuel, ce qui donne lieu à quelques aberrations, comme par exemple, une fontaine exubérante qui emplit une place de son bruit blanc, rendant toute réappropriation de l'espace impossible pour les habitants.

…Ou encore ces immeubles alignés, parallèles, entre lesquels les sons se répercutent. Le bruit du passage d'une voiture rebondit sur les façades et se retrouve amplifié par la géométrie de la rue.

Dans cette rue-ci, une colonie de chiroptères – des pipistrelles communes (Pipistrellus pipistrellus) – occupe le ciel. La nuit en été, les chauves-souris chassent au-dessus des toits de béton. Leurs sonars leur permettent des voltiges entre les immeubles et autour des lampadaires. Les vocalisations ultrasoniques qui leur permettent, entre autres, de repérer leurs proies ne sont bien sûr pas perceptibles par les habitants humains. Par contre, leurs cris de communications se démultiplient sous l'effet des échos successifs et deviennent audibles pour nous. Nul riverain n'imagine quels sont les messages que portent ces vibrations sonores, aiguës et réverbérées. Cependant ces sons-là habitent le haut de la rue, évoluent en parallèle aux sons des véhicules qui transitent au sol. Les chauves-souris ont trouvé une niche écologique dans la ville, leurs cris de communication ont une niche sonore au sein du paysage urbain.

Les animaux, on le sait désormais, utilisent des éléments de leur environnement, un peu à la manière de nos outils. Difficile à dire si ces chauves-souris utilisent les réflexions de la rue pour communiquer, en tout cas elles doivent certainement en tenir compte.

À Nice, en août 2003.

Yannick DAUBY

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