En dehors des grands circuits touristiques, le site archéologique de Labná avec son palais à deux niveaux et son arche est caractéristique de l’architecture de style Puuc.
Photo Hélène Marchand
Photo Philippe Vuillaume
Le palais est relié à l’arche par un chemin en graviers blancs appelé Sacbeh – du maya Sac (blanc) et Beh (chemin). Certains de ces chemins reliaient les villes mayas. En plein après-midi le soleil est difficilement supportable et les vents thermiques se lèvent.
Photo Philippe Vuillaume
Excepté un iguane curieux, tout la faune reste à l’ombre des arbres et des cavernes.
Au coeur du Pas-de-Calais se trouve le marais audomarois, le dernier qui soit cultivé en France. Une réserve, le Romelaëre, a été amenagée et permet de belles observations en toute facilité.
Vous entendrez quelques oiseaux typiques du lieu, des fauvettes dites paludicoles au mystérieux râle, celui qui pousse son cri inquiet dans la roselière, une fois retrouvé le silence du début de nuit..
Mi-avril, peu de limicoles mais quelques rencontres sympathiques faites lors de cette promenade qui passe par des milieux très variés: fourrés, dunes, marais, bord de mer…
Un site attachant que l’on retrouve toujours avec grand plaisir…
Illustration navrante mais didactique de la relation que l’homme entretient le plus souvent avec les bêtes :
Lors de l’exposition temporaire « Bêtes & hommes » à l’occasion de l’inauguration de la réouverture de la grande Halle de Villette à Paris, étaient exhibés une Corneille noire (Corvus corone) et un Corbeau freux (Corvus frugilegus) captifs. Y étaient évoqués surtout les habitudes commensales de ces corvidés intelligents si connus pour les tracas qu’ils causent depuis des temps immémoriaux à l’homme. Nuisible, pourchassé, le corbeau n’en demeure pas moins un oiseau sauvage et en principe … libre !
En approchant la volière d’où ces deux individus en habit noir me considèrent, je me demande qui observe qui et je me plais un instant à imaginer ce corbeau riant à gorge déployée des misères dont il afflige l’humanité. Tandis que j’enregistre les plaintes râleuses de la corneille (deux types d’appels tonitruants) puis du freux (cris rauques puis roulades grinçantes), une visiteuse profite comme moi de la leçon de sciences naturelles : différencier le cri de la Corneille noire de celui du Corbeau freux.
Lors de l’hiver 2004-2005, la plus grande invasion de jaseurs boréaux (Bombycilla garrulus) depuis 50 ans a eu lieu en Suisse et dans les pays limitrophes. Le plus grand groupe observé a été de 3000 individus. Les groupes ont ensuite diminué, avec les derniers individus partis en mai. En période de nidification, le jaseur se nourrit d’insectes, mais en hiver il mange surtout des fruits. Son système de digestion rapide lui permet de manger des fruits bien fermentés sans subir les désagréments de l’alcool.
L’enregistrement effectué à St Pierre de Clages le 17 février 2005 est celui du plus important groupe signalé dans les alpes (800 individus). Malgré la présence de nombreuses vignes aux alentours, les jaseurs se concentrent vers le centre du village et réagissent à chaque passage de voiture !
À Lyon, en septembre 2005, une équipe d'intervention spéciale déloge les étourneaux (Sturnus vulgaris) qui se sont installés dans un cimetière.
« Un conflit est une situation d'opposition entre deux (ou plus) entités, généralement pour l'obtention d'une même ressource (naturelle, stratégique, informatique…). Entre deux personnes, un conflit naît souvent d'une opposition de point de vue, d'un désaccord. Il faut en connaître les causes si l'on veut le résoudre. On peut alors avoir : un conflit d'opinions ; un conflit d'intérêts ; un conflit de personnes. Cependant, on peut ne pas être d'accord avec des idées sans être en conflit. Celui-ci survient souvent quand une des parties essaie d'affirmer ses positions sans tenir compte des positions des autres parties. » (L'encyclopédie libre wikipédia)
Enregistrement réalisé le 26 juin 2006, dans les combles d’un bâtiment proche du Grand Parc de Bains-les-bains.
Le Grand Murin (Myotis myotis) est une espèce en voie de raréfaction. Nous sommes ici pratiquement en limite de sa répartition septentrionale. Nous connaissons très bien les causes de ce déclin car elles sont communes à la plupart des espèces de chiroptères dans nos régions : modification des milieux de chasse et appauvrissement des ressources alimentaires (insectes) par usage intensif de pesticides et d’insecticides, dans les champs mais aussi dans les forêts ; arasement des haies ; destruction des ripisylves, ces milieux particulièrement importants pour les chauve-souris. Par ailleurs, les femelles des espèces anthropophiles, comme le Grand Murin, ont l’habitude de se réfugier chaque été dans certaines de nos habitations (combles, greniers, clochers d’églises…), pour mettre bas et élever les jeunes. Seulement, en raison de l’évolution de nos modes de construction (des normes d’isolation par exemple), ces lieux deviennent de plus en plus rares. Et c’est sans parler des gîtes pour l’hiver…
De 00’01’’ à 02’25’’ : Arrivée dans le bâtiment et ascension vers les combles.
De 02’26’’ à 03’50’’ : Nous voici dans les combles, un immense grenier divisé en plusieurs compartiments et parcouru par quelques gros tuyaux « ronronnants ». Les premières chauves-souris sont localisées dans l’obscurité grâce à une Batbox (outil permettant de modifier les ultrasons afin de les rendre audibles à l’oreille humaine).
De 03’53’’ à la fin : Nous voici au cœur de la nursery, juste au-dessous du toit. La chaleur est suffocante. Entre 200 et 300 individus sont présents, agrippés aux poutres en bois : principalement des femelles avec leurs petits. Les cris et les piaillements stridents émis dans ces colonies restent assez énigmatiques mais il est très probable qu’ils servent surtout à renforcer les liens entre les individus à cette période de l’année.
Je tiens particulièrement à remercier Didier Arséguel, du Conservatoire des Sites Lorrains, qui a très largement contribué à la réalisation de cette séquence en me permettant notamment d’accéder à cette nursery de Grands Murins et en me communiquant avec passion de précieuses informations sur ces chiroptères. Merci également aux propriétaires de m’avoir ouvert les portes de leur immeuble et surtout de contribuer à la protection de la colonie qui s’installe chaque été sous leur toit.
Peintre animalier de renom, Jean CHEVALLIER a passé des années à observer la faune sauvage, notamment en milieu urbain où il rencontre encore fréquemment ses sujets à poils. Il nous offre ici un extrait d'une de ses innombrables rencontres avec ce mustélidé si insoupçonné et pourtant si proche des citadins : la fouine (Martes foina). Le plus souvent traqués et piégés, ces mustélidés, souvent désignés sous le terme de « puants » sont encore considérés comme nuisibles au motif qu’ils dévoreraient les œufs, notamment. Ils sont au contraire fort utiles aux citadins qu’ils débarrassent des rats. Celle-ci, tout affairée à …fouiner, se trouva fort surprise, « nez-à-truffe », en surgissant de son buisson…
SONATURA est une association dont la vocation est la découverte des sons de la nature. Pour cela, nous avons créé et diffusons la première revue sonore entièrement consacrée aux divers aspects audibles des sons dans la nature, que ce soit le chant des animaux, les bruits ambiants naturels ou les paysages sonores de la terre. Vous trouverez sur ce site l'ensemble des articles publiés dans la revue SONATURA accompagnés de leurs extraits sonores. Vous pouvez également consulter l'espace bandcamp https://sonatura.bandcamp.com/ qui permet l'écoute et l'achat de toutes les revues sonores de l'association.
Rechercher dans le site
Catégorie des articles
Auteurs
Attrape-son
L’audioblog de Philippe, co-fondateur de Sonatura
Jean Poinsignon
Compositeur.
« Pour écouter les insectes
Pour écouter les hommes
Nous ne mettons pas les mêmes oreilles. »
haiku de Wafu
Kalerne
Le site de Yannick Dauby, compositeur et plasticien sonore.
Marc Namblard
Le site de Marc Namblard, audionaturaliste et guide-nature
Naturophonia
Le site de l’audionaturaliste Fernand Deroussen, cofondateur de Sonatura
Échangez sur la liste de discussion et recevez les réponses par mail
Protection de la nature
ASPAS – Association pour la Protection des Animaux Sauvages
Une association libre pour des animaux libres.L’ASPAS est une association sans but lucratif; c’est une ONG qui a fait le choix de ne percevoir aucune subvention publique pour préserver son autonomie et sa liberté d’action.
France Nature Environnement
France Nature Environnement rassemble plus de 3000 associations réparties sur l’ensemble du territoire et qui agissent pour la protection de la nature et de l’environnement.
Ligue de Protection des Oiseaux
La Ligue de Protection des Oiseaux, née en 1912, se compose de délégations, groupes, relais et antennes réunis autour d’une association nationale reconnue d’utilité publique depuis 1986, comptant plus de 45 000 membres.
Société Nationale de Protection de la Nature
Depuis plus de 150 ans, la SNPN est une association loi 1901 reconnue d’utilité publique qui a pour but la mise en œuvre d’actions de protection de la nature, en France mais aussi dans le monde, et d’éducation à la nature.