La Lausette et li Cigalo

   La Fauvette et les Cigales – Fable sonore lors d´une escapade provençale – Marseille, le 14 juillet 2003.

  Je quittai le littoral, abandonnant le tumulte des plages et des routes du bord de mer, traversai la Campagne Pastré puis m´engouffrai dans un sentier sous les arbres à la recherche de la fraîcheur de l´ombre. Année de canicule, je vérifiai ainsi la devise de Frédéric Mistral "Lou Souleu me fai canta" (Le Soleil me fait chanter).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ambiance matinale dans une hêtraie sapinière des Vosges

    Ambiance matinale dans une hêtraie sapinière des Vosges, début juin.

  Petites bourrasques de vent faisant grincer les épicéas. Apparitions plus ou moins furtives de mésanges noires et huppées, pipits, troglodytes, sittelles, roitelets huppés, geais des chênes… Nichée de pic épeiche ; la loge est creusée dans un vieux sapin mort, à sept ou huit mètres au-dessus du sol. Les oisillons (âgés de plusieurs jours) trahissent leur présence par un pépiement continu, fin, très rythmique, plus fort et plus grinçant lorsqu´un parent approche pour la becquée. Les pics adultes explorent leur domaine de chasse en lançant un "kik" retentissant pour intimider les intrus.

MATERIEL UTILISE : Enregistreur DAT Sony TCD-D8 / Pré-amplificateur AETA PSP3 /Couple de micros Sennheiser K6-ME64 / Telinga PRO-6

Marc NAMBLARD

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Le Chant du lac

    Les lacs chantent uniquement lorsqu'ils sont entièrement pris par la glace, sans neige et par beau temps. C'est au moment de fort changement de température que la glace se dilate et donc se fissure. Les craquements produits par ces fissures résonnent sur la masse de glace.
Les sons les plus forts peuvent s'entendre à plus d'un kilomètre.


12    Pas sur la neige givrée
13    Le chant du petit lac le soir
14    Patins à glace
15    Le chant du grand lac le soir
16    Le chant du grand lac le matin
17    Sous la glace

Boris JOLLIVET

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Couple de Faucons hobereaux à l’aire

    Forêt de Lorris (45), fin mai.

Ayant repéré un couple de Faucons hobereaux à 150m d'une route forestière relativement passante, je tente un enregistrement à découvert, à la parabole. Mais cela s'avère impossible car les oiseaux sont trop dérangés par ma présence. Je décide donc de faire un affût.
De nuit, j'installe un couple de microphones et une parabole pointant vers le nid, à 30m du pied de l'arbre. Je tire 120m de câbles jusqu'au véhicule qui me servira de cache pendant 48h.
1ère séquence: le couple micro restitue l'ambiance. Ici, le mâle signale son arrivée par des «gju» et des «tuk».
2ème séquence: la parabole permet d'entendre les cris échangés à l'aire (ici, lors d'un probable apport de proie). Le mâle arrive au nid occupé par la femelle en poussant des «tuk» et des «akjirr» puis entame un duo de «tuk» sur 2 tons avec la femelle, qui pousse aussi des «gigi…» doux. Après son envol, la femelle restée à l'aire pousse encore des «tuk».


Matériel utilisé
Stéréo: 2xMKH40 + Corbeilles anti-vent sur un trépied,
Mono: 1xMKH40 dans parabole 75cm posée au sol, 120m de câble,
Enregistreur DAT SONY TCD-D3 + préamp EAA PSP-2.

François CHARRON

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Stridulations et ronronnements

    Mois de mai en Brenne

La stridulation d'une Courtilière (Gryllotalpa gryllotalpa) rappelle assez le ronronnement d'un Engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus) – les rythmes sont voisins, la sonorité de la Courtilière est à peine plus élevée – si bien qu'à l'occasion d'une écoute lointaine, les deux peuvent être un moment confondus.
04h50: quelques Grillons champêtres, un Engoulevent d'Europe au loin, un Renard roux se promène. Du double orifice de son terrier, une Courtilière (33" à 1'36") couvre le ronronnement de l'Engoulevent. Le Coucou s'éveille. Un Engoulevent crie et ronronne plus près, vers la gauche. La Courtilière hésite et reprend quelques stridulations (2'48" à 3'00"). Un Engoulevent se pose et chante tout près, claque des ailes, lance ses cris aigus caractéristiques et part se coucher : sa nuit de chasse est terminée. Loin en arrière plan, un Râle d'eau répète ses « douc-douc » rythmés.


MATÉRIEL UTILISÉ:
Engoulevent: Paire de B&K 4006 + pré ampli EAA PSP2 + DAT SONY TCD-D8 Courtilière: Schoeps M+S CCM4/CCM8 + pré ampli EAA PSP2 + DAT SONY TCD-D8

Odile et André BOUCHER

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Alouette lulu de nuit en juillet

    Juillet 2003 en Dordogne

On connaît la distinction entre les oiseaux diurnes et les nocturnes. Pourtant des espèces peuvent être amenées à chanter la nuit aussi bien que le jour. C'est ainsi que j'ai pu enregistrer, l'année dernière, cette Alouette lulu par une nuit chaude vers 1 h 30 du matin.

Philippe PEREZ

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Frog waters et Frog castagnette

Frog waters – Chinois : Fu-Ban-Wa – Latin : Rana adenopleura
Frog castagnette – Chinois : Xiao-Yu-Wa – Latin : Microhyla ornata

    Les enregistrements ont été effectués le 11 août 2004 à Tao-Mi Eco-village, Pu-Litown, Nan-To county , Taiwan.

La région est connue pour ses zones marécageuses hébergeant une grande variété d'espèces animales (21 espèces de batraciens, 43 lucioles / libellules, 72 espèces d'oiseaux). Le village est à 430-800 m d'altitude, près des zones montagneuses et de six rivières.
Les deux tiers des maisons du village avaient été détruites lors des tremblements de terre de 1999 et, lors de la reconstruction, une attention particulière avait été portée à la préservation de l'environnement.
Tous nos remerciements vont à M. Liu Ming-huan ainsi qu'à son épouse (responsables de l'une des auberges du village et l'un des responsables du centre de gestion touristique de l'association du développement de Tao-Mi) pour leur accueil chaleureux et leur dévouement pour des amateurs de coassements…

Yannick DAUBY

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Criquet vert et Criquet vert

Le monde des orthoptèristes (spécialistes des orthoptères, Sauterelles, Grillons et Criquets) est en pleine effervescence et cela grâce à l'apparition récente de plusieurs CD sur l'identification des stridulations.
Les émissions de nos insectes bruiteurs nous permettent de les identifier rapidement et d'établir des inventaires indispensables à la protection des sites: les orthoptères sont parmi les espèces animales les plus sensibles aux changements des milieux et à la disparition des habitats.

   Je vous présente aujourd'hui deux exemples : deux criquets du genre Chorthippus. Chorthippus parallelus, le Criquet des pâtures est abondant et l'un des plus commun de France et son proche cousin le Chorthippus montanus dit Criquet palustre, à cause du milieu qu'il fréquente (les prairies humides et tourbières). Pour cette raison il semble avoir disparu de nombreuses régions de France.

Chorthippus parallelus Chorthippus parallelus: les phrases sont émises toutes les trois à quatre secondes selon la température ambiante en accent augmentant d'intensité jusqu'à son arrêt, aspect pressé.

Chorthippus montanus Chorthippus montanus: les émissions sont espacées de cinq secondes environ en aspect grinçant qui s'étend.
Imaginez le rythme que vous suivez pour gratter une piqûre de moustique.

 

24 : Chorthippus parallelus – 16 août 2002 Campagne prés de Gisors dans l'Oise 15h00
25 : Chorthippus montanus – 09 août 2003 Hameau de Cœurs, Varzy Nièvre 10h15
26 : Concert mixte – 30 août 2004 Col de l'homme mort, 1200 m alt. Cévennes Gard, 10h00

Fernand DEROUSSEN

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Attention aux Chauve-souris

 

   D'une manière générale, les cris de chauve-souris en reposoir sont peu sonores. D'une part parce qu'il s'agit souvent de cris de contact, d'autre part parce qu'ils sont émis d'une cavité et donc atténués. Même les cris de Noctules présentés ici, qui sont sans doute parmi les plus sonores, sont audibles généralement à une cinquantaine de mètres, et le plus souvent repérés à 20 ou 30m dans l'ambiance forestière. Leur fréquence les font se confondre avec les oiseaux tels Gobe-mouches gris ou Sittelle. La Noctule commune semble avoir des cris plus aigus, plus nets et moins roulés que la Noctule de Leisler, celle-ci faisant un peu plus "pipistrelle". Tous ces cris ont été enregistrés de jour, à 10-15 m de la cavité (sauf les pipistrelles, à quelques dizaines de cm). Les cris de nuits sont plus brefs plus sonores et plus aigus en moyenne.

27    Noctule commune (Nyctalus noctula) en ambiance
   29 avril 2003 Chaource (10)
   A 6 / 7 m de hauteur – Ambiance d'oiseaux en fond.
28    Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri)
   août 2004 en forêt de Chaource (10)
   A 9 m dans un trou d'arbre (chêne).
29    Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus )
   12 juillet 2001 en forêt de Chaource (10)
   Colonie sous un plaquage en bois sous une toiture.
30    Pour écoute, nid de Rougeqeue noir (Phoenicurus ochruros) et de jeunes nourris par les parents
   L'intérêt est de constater les notes aiguës proches qui peuvent porter à confusion dans le cas d'oiseaux nicheurs cavernicoles (Rougequeue à front blanc, Gobemouche noir,…).

Jean CHEVALLIER

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Le galop du Grand Corbeau

 

   Parmi le répertoire de sons très variés et surprenants du Grand Corbeau, le moindre n'est pas cet étonnant gargouillis qui n'est audible qu'à moins de quelques dizaines de mètres de l'oiseau. Il est très rarement cité dans la littérature (Géroudet*) ou présenté dans les CD. Pour ma part je suis pourtant habitué à l'entendre dans les forêts finlandaises. Serait-ce une particularité locale ? Éxisterait-il d'autres enregistrements ?

* Géroudet parle d'un "babil indescriptible de sons inarticulés, plutôt doux et gargouillants, débités avec le bec pointé vers le ciel" – Les Passereaux – Tome 1 – Delachaux et Niestlé.

Jean-Louis SICAUD

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