Le concert des Aéolistes

 

   Les passionnés du vent
Dans Sonatura n°0 nous vous présentions différentes méthodes pour produire des sons à l'aide du vent. Voici maintenant le Big Bang Concert des Aéolistes.
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Un Lérot la nuit

Un Lérot la nuit

  Au début du mois de juillet les Lérots sont très actifs dans les haies du bocage vendéen. L'enregistrement a été réalisé entre 23h et minuit un soir où les rongeurs étaient particulièrement bruyants. Ils se poursuivent dans les buissons dont ils semblent connaître toutes les branches pour se déplacer rapidement. Cette agitation est liée à la période de rut chez les mâles.

Christian GOYAUD

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A la découverte du Lynx dans le Jura

Lynx boréal (Lynx lynx)

   Réintroduit dans le Jura Suisse dans les années 1970, le Lynx à aujourd’hui recolonisé le massif jurassien.
Essentiellement forestier, son territoire peut atteindre 300 km². Crépusculaire, nocturne et discret, le Lynx est un animal très difficile à observer.

 

Le rut
Solitaire durant toute l’année, c’est au mois de mars que le mâle cherche une femelle. Grâce à son odorat, il repère sa présence et feule (surtout au crépuscule) pour l’attirer.
  29.    Feulements de rut (17.03).
De loin le cris du Lynx peut être confondu avec celui du renard.
  30.    Un autre individu de loin (09.03).
  31.    Le même individu de plus prés (09.03).
L’alimentation
Le Lynx se nourrit essentiellement de chevreuils. Après l’avoir tué, il peut tirer sa proie sur plusieurs dizaines de mètres pour ensuite la camoufler. Il peut manger plusieurs jours sur une même proie.
  32.    A la nuit tombante, le Lynx vient sur sa proie.
  33.    Puis déguste.
La femelle et ses jeunes
Durant environ 10 mois, le femelle élève seule ses jeunes (de 1 à 3).
  34.    Appel d’une femelle*.
Les jeunes Lynx restent cachés dans leur tanière environ deux mois.
  35.    Jeunes Lynx de  4 semaines*
Ils peuvent ensuite suivre la femelle et apprendre la technique de chasse.
  36.    Jeunes de 4 mois*.
  37.    Jeunes de 9 mois.
  38.    Jeunes de 10 mois.
  39.    Cris de contact entre une femelle et ses deux jeunes en déplacement.
L’espèce semble aujourd’hui sauvée en France, les collisions routières sont la principale cause de mortalité du Lynx dans le Jura.
(*sons de Loïc Coat, auteur de plusieurs films sur le Lynx dans le Jura).

Boris JOLLIVET                 Photo Claude LEPENNEC

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Chant atypique du Pinson des arbres

  Forêt de Sénart (Essonne) le 24 février 2002

   Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs) est un migrateur partiel. La migration de printemps se fait en mars / avril. Cependant, dès le mois de février les individus sédentaires élisent leur territoire et le délimitent à partir de 2 ou 3 postes de chant bien en vue. Si une partie de ce chant est innée, l'autre partie s'acquiert par apprentissage lors des 3 premières semaines après l'éclosion, à l'écoute des parents et du voisinage, puis se cristallisera lors de la première année: le répertoire sera alors fixé pour toute la vie du Pinson. On peut entendre en début de printemps certains individus émettrent des chants atypiques. Ce sont soit des chants de séduction émis par les mâles auprès d'une femelle, soit des chants incomplets de jeunes en fin d'apprentissage. Ces chants disparaîtront bien vite pour laisser place au répertoire stéréotypé – inlassable ritournelle que le Pinson peut répéter plusieurs centaines de fois en une heure – qui se fera plus rare dès la fin du mois de mai lors du nourrissage des jeunes, pour s'éteindre complètement durant l'été en période de mue.

Philippe VUILLAUME

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Un Pic épeiche électrique

  Ce Pic épeiche a choisi de tambouriner sur la tête de boulons de poteaux électriques. Il obtient ainsi une variété de timbres originaux dont il joue avec dextérité. Un congénère tente, au loin, de l'imiter, mais il n'insistera pas.

Odile et André BOUCHER

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Rencontre avec Psophus stridulus

  Psophus stridulus

  Psophus stridulus est un criquet de la famille des Oedipodinae. Contrairement aux autres criquets chanteurs qui émettent leurs stridulations posés, Psophus stridulus s'exprime en vol. L'enregistrement a été effectué le 30 juillet 2004 près du village de THORAME BASSE dans les Alpes de Haute Provence à 1000 mètres d'altitude. Vers 10 heure le matin quand le soleil commence à chauffer le sol, soudain le paysage crépite de toutes parts. C'est l'éveil de l'Oedipode stridulante. Pendant une demi-heure tous les individus présents dans cette prairie de fauche sèche se croisent et s'envolent sur parfois plus de 20 mètres laissant apparaître la couleur rouge de leurs ailes. Ensuite et sur le reste de la journée les envols deviennent irréguliers et ponctuels jusqu'au soir. Avant cette prise de son pendant 2 jours et ensuite 2 jours encore j'observerai ce même phénomène de frénésie sonore vers 10 heure du matin.

Fernand DEROUSSEN

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Travail des Aéolistes

20 – Présentation

  Comment le vent peut produire des sons
21 – Dans un corps creux
  Sifflet de nuantong grave
  Sifflet de nuantong médium
  Sifflet de nuantong aigu
  Ensemble de sifflets de nuantong
  Ensemble d'orgues
  Orgue grave
  Bouteille chanteuse (Plast-orgue)
22 – Sur un fil vibrant
  Harpe éolienne classique
  Fil tendu (Gomgom)
  Harpes mono fil
23 – Sur un ruban vibrant
  Arc sonore aigu
  Arc sonore grave
  Arc sonore medium
  Ruban très grave
  Ensemble de rubans lâches
24 – Sur une mécanique
  Moulin percussion
  Moulin sonnette
  Carillon
  Moulin criard
  Moulin mécanique
  Moulin cithare

Prises de sons et réalisation Lug LEBEL, voix Sibylle LUPERCE

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Moments tropicaux

Parc National de la Guadeloupe – Ile de Basse-Terre, abords du Grand Étang

 

  Le volcan de la Soufrière dominant l'île de Basse-Terre en Guadeloupe est baigné des nuages qui s'accrochent à son sommet, offrant ainsi au massif un climat tropical humide propice au développement de la forêt hygrophile. Les séquences enchaînées ici depuis l'aube jusqu'au crépuscule illustrent la richesse de cette forêt "sempervirente" toujours verte et toujours grouillante de vie:

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Kawana

Plage des Hattes, YAMILAPO, mai 1996.

   Par centaines chaque année (d'avril à août), sur le littoral guyanais, naît un étonnant ballet de tortues Luth (Dermochelys coriacea). Kawana (nom de la Tortue Luth en guyanais) laboure le sol de larges sillons pendant qu'elle se hisse sur le rivage au prix d'un incroyable effort, balayant le sable avec ses pattes, elle recherche un endroit favorable pour y déposer sa progéniture (80 à 100 oeufs), tout en oscillant la tête de bas en haut inspirant profondément l'air iodé, expirant un son grave et prolongé, finissant en étrange éructation comme l'aurait fait un ogre après un repas pantagruélique.

Paul MERINO

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La Lémurie sonore

Madagascar offre une gamme exceptionnelle de reliefs et de climats. La flore et la faune s´y sont développées en vase clos.
Les lémuriens, emblème national comptent aujourd´hui quelque trente espèces, cousins primitifs des singes et donc des humains!
Mammifères et frugivores passent le plus clair de leur temps dans les arbres ou au sol aussi bien dans les zones de végétation sèche qu´humide.

    Je vous présente un échantillon de cris et chants de quatre espèces les plus représentatives de cet éden pour naturaliste. Leur registre vocal est complexe allant de grognements brefs et gutturaux assurant la cohésion du groupe, aux plaintes sonores harmonieuses et modulées utilisées pour la revendication du territoire.

1 – Maki catta (Lemur catta)
forêt galerie du fleuve Manchave – Berenty – septembre 1999
   Lémurien diurne, il se déplace à terre en groupe hiérarchisé de 3 à 10 individus conduit par une femelle dominante.
Haut dans les arbres, deux couples émettent leurs chants territoriaux, alternés par des cris d´alarme manifestant l´intrusion d´un homme sur leur territoire.
Matériel utilisé : enregistreur DAT Denon80 avec préampli PSP2 (EAA) – microphones couple de Sennheiser MKH40 sur trépied.
2 – Maki fauve ou Lémur brun (Lemur fulvus)
forêt galerie du fleuve Manchave – Berenty – septembre 1999
   Lémurien diurne réparti dans les milieux forestiers de l´île.
Manifestation sonore de cris de contact émis par une quinzaine d´individus au cours d´un déplacement dans la végétation de grands arbres.
Matériel utilisé : enregistreur DAT Denon80 avec préampli PSP2 (EAA) – microphones couple de Sennheiser MKH40 sur trépied.
3 – Propithèque de Verreaux (Propithecus Verreauxi)
forêt galerie du fleuve Manchave – septembre 1999
   Lémurien diurne qui évolue en petit groupe dans les forêts sèches de l´Ouest et sud de l´île.
Cris d´alerte d´un individu émis bruyamment au sol : « sifak ! sifak ! sifak !» on trouve ici l´origine du nom malgache SIFAKA.
Matériel utilisé : enregistreur DAT Denon80 – microphones et parabole TelingaPro3 (stéréo).
4 – Indri (Indri indri) Réserve forestière de Perinet – septembre 1999
   Lémurien diurne, il se promène en général en groupe de deux à cinq individus dans la forêt pluviale orientale et du Nord.
Chant territorial d´un individu qui provoque généralement la «réponse» des autres troupes mais qui ne donnera guère de suite.
Matériel utilisé : enregistreur DAT Denon80 avec préampli PSP2 (EAA) – microphones couple de Sennheiser MKH40.
5 – Les cordes musicales village de Berenty – septembre 1999
   Pour conclure ce voyage sonore, je vous propose un duo musical entre une VAHILA (instrument à cordes tendues sur une caisse de résonance tubulaire en bois) et un KASSAC (sorte de hochet où l´on enferme quelques graines végétales) sur fond de Tisserins Sakalave.
Matériel utilisé : enregistreur
DAT Denon80 – microphones et parabole TelingaPro3 (stéréo).

Paul MERINO

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