A la limite du fjord du Varanger, la presqu’île d'Ekkerøy fait face à la mer de Barents. C’est l’endroit où l’on peut observer les canards marins, Eiders, Hareldes ainsi que l’Huîtrier pie.
26 -Mer de Barents : La Mer de Barents étend ses vagues sur une plage de gros galets au pied des falaises de la presqu'île d'Ekkerøy. En face au loin se détache une autre côte, celle de la Russie voisine.
27 – Sur le rivage et la plage : Le balancement de la mer rythme l'endroit et un Huîtrier pie (Haematopus ostralegus) invite le passant à poursuivre son chemin de ses cris aigus. 28 – Colonie bien bruyante : Les falaises d'Ekkerøy accueillent une colonie de plusieurs centaines de Mouette tridactyle (Rissa tridactyla) dont les premiers nids accessibles au microphone ne sont qu'à quelques mètres.
La route qui longe la rivière Tana est bordée par endroits de falaises. Des traces le long des parois ne laissent aucun doute : il y a une aire de rapace. Installation de l’affût. Commence alors une longue attente à l’issue de laquelle viendra le Faucon gerfaut.
29 – En attendant l'instant sacré : La rivière Tana étend ses bancs de sable blond au pied de falaises roussies par le soleil du soir. Les virevoltes pétillantes des Sizerins animent l'endroit.
30 – Résonance : Un Pinson du Nord nous indique bien que nous sommes en Laponie, pourtant le soleil chauffe et nous oblige à nous protéger à l'ombre des bouleaux. 31 – Chanteurs en duo : Un duo nous invite à la patience : Grive mauvis (Turdus iliacus) et Pouillot fitis (Phylloscopus trochilus) sont de concert dans le feuillage léger. 32 – La récompense : Quelques alarmes de passereaux et un cri déchire l'air de la falaise. Un jeune Faucon gerfaut (Falco rusticolus) a vu arriver un adulte avec une proie qui est rapidement déposée. Deux puis trois jeunes sont présents quémandant bruyamment auprès de l'adulte la collecte nourricière.
Retour en Finlande. Un temps magnifique et des températures qui montent (jusqu’à 26°C), il n’en faut pas plus pour réveiller des nuées de moustiques. La « nuit », le soleil passe au ras de l’eau, allonge les ombres à l’infini et embrase la forêt. Dans ce décor où naissent les légendes, nous croisons l’oiseau mythique du Kalevala (l’épopée lapone) : le Cygne chanteur, le joukhainen.
33 – Nuit sur la tourbière : Deux Chevaliers sylvains (Tringa glareola) habitent la tourbière et le font savoir. Il est plus de minuit et la lumière encore vive éclaire le lac à l'aspect miroir. Le ciel se reflète délimité par les bords du lac aux teintes rousses et vertes. 34 – Passage des grandes ailes : Un peu plus tard le battement de grandes ailes aspire l'air. Deux silhouettes blanches se reflètent dans l'eau : un couple de Cygnes chanteurs (Cygnus cygnus) vient d'arriver et se pose au loin. 35 – Vous avez dit moustiques ? Moustique en Laponie, hé oui! Une réalité comme en témoigne cette écoute de l'intérieur de la tente de Philippe, de quoi avoir du mal à trouver le sommeil.
Ancien fief de la ruée vers l’or (on peut toujours y pratiquer un orpaillage « touristique ») le Parc National de Lemmenjoki a tout de l’image d’Épinal sur la Finlande : des paysages grandioses de montagnes, de lacs et de rivières ainsi qu’une forêt magnifique car préservée dans son état naturel. 36 – Retour à la forêt : Retour dans la grande forêt boréale appelée Taïga en Russie et observation d’un Mésangeai imitateur (Perisoreus infaustus) qui s'exprime en babille et cris nerveux. 37 – Rencontre en sous-bois : En ballade, rencontre en sous-bois avec un couple de Lagopède des saules (Lagopus lagopus) qui était tapis dans un massif d'airelles en fleurs.
Retour au point de départ. En 2 semaines le printemps est passé pour faire place à l’été (enfin presque par 6°C !…) et les ambiances sonores sont calmes et bien différentes de la frénésie qui régnait à notre arrivée.
38 – Alarme dans le vent : Pour la dernière soirée, le froid est réapparu et le vent souffle la cime des pins et sapins. Une Buse pattue (Buteo lagopus) alarme de son appel miaulé à notre passage pour une raison qui nous reste mystérieuse.
39 – Envol en bande: Même endroit un peu plus tard, une bande d'une cinquantaine de Bec-croisés perroquet (Loxia pytyopsittacus) s'envolent au passage de la buse. Ce sera notre dernier souvenir enregistré de cette expédition 2004 en Laponie.
Ce grand héron brun passerait facilement inaperçu, tant il est discret, s'il ne se faisait connaître par l'appel de sa corne de brume qui peut porter jusqu'à cinq kilomètres. Vivant, très retiré, dans les massifs de roseaux dont il ne saurait se passer, il y mène une vie secrète, se nourrissant de grenouilles, insectes, petits poissons ou mammifères. La survivance du Butor étoilé, seigneur des roselières, est aujourd'hui bien menacée par la disparition des milieux auxquels il est inféodé : en 2002, on ne comptait plus en France qu'environ 300 mâles chanteurs. Vers 23 heure, tout un concert l'accompagne : chœur de Rainettes, Rossignol, Foulque, Poule d'eau, Grèbe huppé, Râle d'eau (qui vient "râler" tout près). On peut même entendre, s'activant dans les roseaux, le tout petit cousin : le héron Blongios nain. À l'aurore, les acteurs de la nuit sont encore là, sauf les batraciens. Le Rossignol a repris sa garde tandis que dans les bosquets alentour c'est le réveil bruyant, un peu désordonné, qui s'organise peu à peu. Coucou et Faisant sont au loin. Un Héron cendré et des Mouettes rieuses traversent le paysage.
Extrait du chant de la grive musicienne qui voulait braver le grondement du tonnerre pour mieux ravir l'ouïe du preneur de son Par un bel après-midi d'été, un orage éclatait, comme souvent en Périgord. La grive musicienne, imperturbable, continuait son chant débuté bien avant l'apparition des premières gouttes de pluie. Celui-ci ne cessera que lorsque l'oiseau, du haut du peuplier sur lequel il était perché, constatera que la puissance du tonnerre couvrait entièrement sa mélodie. Philippe PEREZ
04 – Dortoir de Panure à moustache : La Capelière CAMARGUE 18h30, 11 janvier 2005. Le jour laisse place à la pénombre du soir, la roselière s’anime des oiseaux qui viennent y trouver protection pour la nuit. Depuis quelques instant une Panure à moustaches (Panurus biarmicus) retardataire se fait entendre passant, d’une tige de Phragmite à l’autre pour retrouver une petite bande arrivée plus tôt. Les cris sont insistants mais aucune réponse ne parvient des roseaux secs. A "quarante deux secondes" un nouvel événement intervient, deux Bouscarle de Cetti (Cettia cetti) s’invectivent pour délimiter leur territoire. Je suis au centre et l’effet ping-pong est impressionnant! Ensuite un Héron cendré (Ardea cinerea) veut se poser mais au dernier moment il m’aperçoit et s’éloigne à grands coups d’ailes. Dommage que l’utilisation de la parabole Telinga restreigne la perception des graves du mouvement des ailes. Enfin la Panure à moustache se signale à nouveau et appelle alors que la nuit est maintenant tombée. Elle restera isolée et retrouvera le reste de la troupe demain matin certainement à grand-joie .
05 – Bande de limicoles sur un radier : Phare de La Gacholle CAMARGUE 12h30, 12 janvier 2005. La journée est exceptionnelle pour la Camargue, pas un souffle de vent et des conditions quasi idéales pour pointer sa parabole. Vers midi, en route pour la plage, j’observe les radiers (îlots de vase plats) en bordure de la Digue à la Mer et je remarque une bande de Bécasseaux empressés à se nourrir sur la vase. L’approche est délicate et c’est à l'aide de ma voiture qu’elle s’opère, les oiseaux étant moins méfiants de cette forme qui ne leur semble pas dangereuse. Après une demi-heure de cache-cache, ce sont eux même qui, effrayés par un Goéland, viennent se poser devant moi, super. Ravi et figé, j’observe et entends distinctement les gazouillis confus des bécasseaux. Avec des gestes dignes du mime Marceau je transfers ma parabole du siège droit vers la fenêtre et je pointe. Bien-sûr, sur mes genoux le magnéto tourne déjà. L’enregistrement se poursuit durant plusieurs minutes. Songeant à SONATURA, je m'essaye à un commentaire et me retrouve dans l'esprit d’un journaliste commentant un évènement. J’admets trouver alors un certain plaisir à vivre ce moment de direct. Les Bécasseaux minute (Calidris minuta) sont tout proche et semblent pétiller sur la vase nue. Les Bécasseaux variable (Calidris alpina) préfèrent rester les pieds dans l’eau et émettent des cris plus doux et roulés. Une cacophonie permanente s'installe. Elle s’interrompt soudain, suite à un danger non identifié, par l’envol de la troupe qui se balance en une masse compacte tantôt claire, tantôt sombre allant cette fois ci se poser au loin et me laisse sur ce moment d’émotion intense.
Les enregistrements que nous vous présentons ont été réalisés sur le versant sud-est du massif de l’Aigoual et sur la montagne du Liron, au début du mois de juin 2003, sous le signe d’une chaleur particulièrement marquée… Cette partie des Cévennes, en zone périphérique du parc national, est principalement couverte par des forêts et des landes aux accents méditerranéens. 06 – Ambiance pastorale, vers le Col de l’Espinas.
07 – Fauvette grisette et cigale de montagne : Parmi les fauvettes communes dans la région, la fauvette grisette (Sylvia communis) est celle qui recherche le moins la présence des arbres. Elle affectionne tout particulièrement les fouillis de ronces, de genêts, de genévriers, d’éricacées et de graminées enchevêtrées. La cigale de montagne (Cicadetta montana) est la plus petite cigale de France (1,5 à 2 cm). Hôte habituel des zones sèches et lumineuses, on peut entendre son chant (les spécialistes parlent de “ cymbalisation ”) jusqu’en Belgique…
08 – Rossignol philomèle : Fidèle à son site de reproduction, un rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos) trille sous le soleil de midi… Contrairement à une opinion assez répandue, cet oiseau ne chante pas uniquement la nuit. Dans la journée, son chant est simplement “ étouffé ” par celui des autres passereaux. 09 – Concert de Rainettes méridionales : Concert de rainettes méridionales (Hyla meridionalis) dans les jardins aux environs de Notre-Dame de la Rouvière. Ces chants très sonores, bien plus lents que ceux de la Rainette verte (Hyla arborea) peuvent s’entendre dès le crépuscule, jusqu’au cœur de l’été…
10 – Appels de Chouettes hulotte juvéniles : En cette fin de printemps, les jeunes hulottes ont déjà quitté le nid et entreprennent maintenant leurs premiers vols. Ce n’est que bien plus tard, à l’automne, qu’ils deviendront indépendants. On entend dans cette séquence les cris d’excitation de trois juvéniles ainsi qu’un adulte apportant de la nourriture (1 :16). Marc et Olivier NAMBLARD
Depuis des décennies, l’évolution de l’agriculture s’accompagne souvent d’une banalisation du milieu et d’un appauvrissement de la biodiversité. Est ce inévitable ? Plus qu’ailleurs, cette question s’est posée aux éleveurs du val d’Allier berrichon, l’un des plus riche terroirs de la région Centre sur le plan biologique… Extraits du film “Paradis en herbe” de Philippe Henry et Jean Paul Thévenin Contact film : Philippe HENRY tél. 02 54 20 40 34
Boris JOLLIVET, reportage réalisé à partir des sons enregistrés pour le film.
SONATURA est une association dont la vocation est la découverte des sons de la nature. Pour cela, nous avons créé et diffusons la première revue sonore entièrement consacrée aux divers aspects audibles des sons dans la nature, que ce soit le chant des animaux, les bruits ambiants naturels ou les paysages sonores de la terre. Vous trouverez sur ce site l'ensemble des articles publiés dans la revue SONATURA accompagnés de leurs extraits sonores. Vous pouvez également consulter l'espace bandcamp https://sonatura.bandcamp.com/ qui permet l'écoute et l'achat de toutes les revues sonores de l'association.
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