Hivernants en vallée de la Loire

Vallée de la Loire
Photo Philippe Vuillaume

Dans les prairies partiellement inondées les pinsons, Pinson des arbres – Fringilla coelebs – et Pinson du nord – Fringilla montifringilla – se rassemblent en bandes piaillantes, et les Courlis cendrés – Numenius arquata – font halte.

Mais pas seulement …

Philippe

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Promo de Noël

une fois n’est pas coutume : pas de son, pas d’image mais …

A l’approche des fêtes, Sonatura vous offre une promotion exceptionnelle

Jusqu’au 31 décembre 2010,

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Philippe

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Le dialecte sarde de la Bouscarle de Cetti ?

Milieu de la Bouscarle
Photo Philippe Vuillaume

Agréable surprise lors d’une randonnée en Sardaigne, lorsqu’une Bouscarle de Cetti (Cettia cetti) fait retentir son chant.
Celui-ci est sensiblement différent de ce que j’ai l’habitude d’entendre « sur le continent ».
Vous pouvez le comparer à celui publié dans le n°12 de Sonatura.

Un autre individu répond parfois mais son chant est moins « travaillé ».
Alors dialecte très localisé ou variation individuelle partagée par quelques individus ?
Philippe

P-DHUICQ

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Cigale angevine

Le long du Layon  les vignes se gorgent de soleil : la chimie du vin fera le reste.

Sur le haut du coteau calcaire, mis en réserve volontaire, une flore méditerranéenne a trouvé refuge grâce à un micro-climat local.

Coteau du Layon

Alors que les criquets mélodieux (Chorthippus biguttulus) stridulent devant moi, en fond le chant de la petite Cigale argentée (Tettigetta argentata) rajoute la touche finale à cette ambiance méridionale … angevine.
Philippe

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Cri d’alarme du Bruant des roseaux / Reed Bunting (Emberiza schoeniclus)

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Photo : Charly Farinelle

14 juillet : sur le sentier longeant la gravière d’Amay… un petit oiseau me précède. Un jeune ne sachant pas encore voler ? Sa démarche est un peu bizarre, mais, au bout de 10-15 mètres, il décolle brusquement et va se poser sur la branche basse d’un buisson à quelques mètres du sentier. Sa manœuvre de diversion est réussie : il m’a éloigné des parages de son nid … Là, il – enfin, elle, car il s’agit d’une femelle de Bruant des roseaux -, se met à lancer des cris très stridents siiih – siiih – …. Le sonagramme montre en effet que certains de ces cris culminent à un peu plus de 9.000 hertz, avec un harmonique à plus de 18.000 hertz, et qu’ils durent un peu plus de 0,4 secondes.

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Sonagramme : Maxime Metzmacher

Cramp et Perrins (1994), dans leur encyclopédie, avaient déjà mentionné l’existence de ce cri d’alarme dans le répertoire de l’espèce, mais ni eux, ni Glutz von Blotzheim et Bauer (1986), ni Bergmann et al. (2008) n’en donnaient d’enregistrement ou de sonagramme.

Cette petite lacune est comblée.

Matériel utilisé :

Enregistreur numérique Tascam DR-100 (fréquence d’échantillonnage 48 kHz), micro Sennheiser K6+ME 64 équipé d’une bonnette antivent (elle peut atténuer les aigus, mais il y avait un vent assez fort…) au foyer d’un réflecteur parabolique de 74 cm de diamètre.

Références :

  • Bergmann, H-H. ; Helb, H-W. & Baumann, S.(2008) :  Die Stimmen der Vögel Europas. AULA-Verlag, Wiebelsheim.
  • Cramp, S. & C. Perrins (eds) (1994) : Handbook of the Birds of Europe, the Middle East, and North Africa, vol. 9. Oxford University Press, Oxford.
  • Glutz von Blotzheim, U.N. & K.M. Bauer. (eds) (1986) : Handbuch der Vögel Mitteleuropas. Band. 9.  AULA-Verlag, Wiesbaden.
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L’Effraie des clochers

 Effraie

Surprise en ce mois de juin : une chouette effraie a élu domicile dans le clocher de mon village, à la périphérie de la conurbation parisienne. Comme il se doit et fidèle à sa réputation, elle fréquente le cimetière et inquiète les passants de son long chuitement …effrayant… qu’elle lance aussi en vol. On l’entend de loin et on l’aperçoit parfois, silhouette fantômatique au teint blafard. Plus qu’un ombre sombre, la « dame blanche » apparaît comme un apparition fugace, presque « phosphorescente » à la lueur des réverbères…

Soudain, elle apparaît au coin du clocher, se glisse sous les abat-sons, hante la charpente avant de se poster à l’oeil-de-boeuf où, inlassablement, elle répètera son appel lugubre et lanscinant aux vivants endormis… Un appel, puis deux, et encore et encore, sans discontinuer, un quart d’heure durant, au point que de l’enregistrement « mis en boîte » ce soir là, je ne vous présente ici qu’un extrait tronqué de nombreuses phrases de cet appel entêtant.

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Chevêche d’éternité

 

Louxor (Egypte), 7 mars 2010, 17h 

Soleil couchant sur le temple de Millions d’années qui repose sur les rives du Nil, au bord du désert. Veillant assis depuis 3000 ans sur son œuvre, Ramsès II sourit à l’horizon orangé, immuable et serein. Le grand guerrier de l’Antiquité laisse aujourd’hui passer le touriste qui serpente entre les colonnes, les amas de tambours, les statues majestueuses. Le fond de soirée est loin d’être calme. Au brouhaha des bavardages s’ajoute un méli-mélo d’explications dans toutes les langues, par des guides qui dressent ici un parapluie bariolé, là un bâton cabalistique, chacun retrouvant ses petits. 

Les derniers rayons solaires réveillent la mosquée d’Abou el-Haggag construite sur les ruines du temple de Louxor. Les hauts parleurs crachent au-dessus de nos têtes l’appel à la prière du soir, étrange cérémonie qui maintient en vie la réalité religieuse du site. Seuls les dieux ont changé. 

Alors que notre guide tente de se faire entendre dans la grande salle hypostyle d’Aménophis III, un cri attire notre attention. Perchée à une hauteur faramineuse, dans un trou au sommet d’une énorme colonne de granit, une chouette chevêche répond soigneusement à chaque appel lancé par la mosquée. Prie-t-elle en chœur ou sermonne-t-elle le muezzin de l’avoir réveillée trop tôt ? Progressivement, la petite boule de plumes qui dépasse de l’énorme fût attire l’attention des touristes. L’une après l’autre, les têtes se lèvent, incrédules et amusées, et pendant quelques minutes, ce petit volatile que personne n’aurait sans doute remarqué ailleurs, supplante à lui seul Aménophis III, Toutankhamon et Ramsès II. Comme quoi, un chant d’oiseau, aussi petit soit-il, peut être aussi impressionnant que les plus grandes réalisations humaines ! 

Photo : Fatima DE CASTRO © ; enregistrement : Pascal DHUICQ (P)

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CARTE POSTALE DU PARADIS

Dessin de Chevêche 

Sangalhos (Portugal), mercredi 1er juillet, 7h05.

Le village commence à se réveiller. Les premiers humains se préparent pour une journée de travail. Le monde volant chante depuis l’aube, nature sauvage et nature domestiquée se répondant. Les coqs de basse-cour lancent leurs derniers cocoricos impétueux, taches vivaces sur fond sonore pastel. 

Perchée sur le paratonnerre d’une maison voisine, entre vignes et plantes grimpantes, une chouette s’offre un instant de gloire et chuinte à gorge déployée, petit amas de plumes sombres, avant de prendre son envol. Cherche-t-elle à concurrencer son ami le coq ? A moins qu’elle ne chante une oraison funèbre en mémoire de ses ancêtres ? 

Tout près de là se trouvait son habitat, une ancienne oliveraie laissée à l’abandon au milieu d’une prairie en friche. Autrefois, son chant appartenait au village, au même titre que celui du coq ou de la tourterelle. Aujourd’hui, la spéculation immobilière a rasé ses oliviers, dans l’espoir de présenter un terrain prêt à construire, comme tant d’autres. Le village n’est bientôt plus. Ses champs centenaires et sa forêt ancestrale de pins et d’eucalyptus ont disparu sous l’attaque récente des bulldozers, gros producteurs d’immeubles sans fin et de pavillons sans âme. 

Où donc se cache la petite chouette maintenant ? Sans doute dans les derniers vestiges de forêt sauvage, emprisonnée – pour combien de temps encore – entre les quartiers résidentiels qui, hier, n’existaient pas. Retrouverais-je par hasard cette petite chouette l’année prochaine, venue se recueillir sur son ancienne demeure ? Quelle tristesse pour elle d’être évincée d’un monde qui ignore jusqu’à sa présence. Quelle tristesse pour l’homme d’avoir perdu cette petite chouette et détruit son monde, qui ne fait qu’un avec le sien. 

Texte & enregistrement : Fatima DE CASTRO 

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Dans les roselières de la Brenne (plaggia)

Effarvatte P. DHUICQ 

C’est à l’occasion de la participation de Sonatura au festival de l’édition environnement « Chapitre Nature », en Brenne, que Philippe Vuillaume et moi-même avons pu rapporter chacun quelques séquences de chant de la Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus).

Je vous propose de comparer, en particulier au casque, le résultat de ces prises de son en ce qui concerne l’angle du champs sonore perçu. L’effet « zoom » dû à la parabole confère une agréable discrétion à l’arrière-plan sonore. Comparez par contraste avec les deux prises présentées ici :

– la première au moyen d’un couple de capsules super-cardioïdes selon un angle d’environ 40°,

– la seconde au moyen d’un microphone stereo système « M/S » (Middle/Sides) dont la capsule centrale captant le sujet est également super-cardioïde.

Vous noterez que la captation du champ sonore au micro stereo paraît plus fournie car les côtés de l’angle de visée sont captés dans leur totalité par la capsule « en 8 » (bidirectionnelle), là où le couple de super-cardioïdes atténuent le volume des sons latéraux.

Aucun filtrage n’a été effectué hormis un coupe-bas à moins de 70 Hz (basses très graves) sur le couple équipé de ce réglage pour neutraliser les effets du vent.

Malgré l’effet de concentration supérieur que l’ont obtient avec la parabole, vous noterez combien le rendu est sensiblement plus aéré et spacialisé qu’avec l’utilisation d’une Telinga conventionnelle… Ici, Philippe Vuillaume a utilisé un montage ad-hoc d’une paire de microphones visant le fond du réflecteur et séparés par un disque de type Jecklin.

J’invite les auditeurs intéressés à solliciter davantage d’informations sur ce montage auprès de l’auteur en lui laissant vos remarques sous l’article précédent.

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Dans les roselières de la Brenne

En provenance directe de Brenne où Sonatura participait au festival Chapitre Nature, voici le chant de cette petite fauvette essentiellement liée aux roselières, la Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus).

Roselière de l'étang de Beauregard

Photo Hélène Marchand

Philippe

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