21 avril 2007 : un Fitis mosan

   Le 21 avril, à Amay, comme un peu partout en Europe occidentale, le soleil prend le printemps pour l'été. Et le Pouillot fitis (Phylloscopus trochilus), qui, il y a quelques jours encore, avait la bougeotte, ne quitte plus guère son poste de chant. Ses phrases se succèdent aussi à des intervalles plus courts. Des conditions idéales pour l'enregistrer. Enfin presque, car une voie rapide et une voie de chemin de fer utilisent aussi ce fond de vallée, proche d'une dizaine de kilomètres d'un aéroport liégeois… Une oreille un brin distraite trouvera peut-être ce chant monotone, mais les sonagrammes nous montrent que, chez un même individu, cette petite mélodie comporte déjà de nombreuses variantes.



 

Matériel utilisé : Micro Sennheiser + réflecteur parabolique de 75 cm de diamètre + magnétophone DAT Tascam DA-P1.

Maxime METZMACHER 

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Paléolithique supérieur

L'enregistrement suivant est un montage qui a pour but d'imaginer l'environnement sonore au paléolithique supérieur (- 35 000 à – 10 000 ans). Cette période constitue les débuts de l'homme que nous sommes : l’Homo sapiens sapiens.

   De nombreuses choses caractérisent cette période mais l'un des événements majeurs est le développement de l'art : gravures, peintures, modelages, nombreux objets décorés… C'est également à cette époque que l'on retrouve les premières traces d'instruments de musique : flûtes, lithophones, rhombes, sifflets.

La première partie de l'enregistrement se déroule sur le parvis de la grotte des Fées. On peut y entendre une personne allumer un feu avec un arc et une baguette. Puis on entend la taille de silex avec différents percuteurs (bois de renne, galet), le grattage de peaux, la gravure sur os et bois de renne.

Ensuite, on entre dans la grotte des Fées pour entendre plusieurs joueurs de rhombes.

La troisième partie a été enregistrée dans la salle terminale de la grotte de Bédeilac. Dans cette pièce, on retrouve des modelages et des gravures paléolithiques à même le sol et sur les murs. En effet cette pièce n'a subi aucun changement depuis plus de 15 000 ans. Nous sommes donc dans une acoustique préhistorique.

C'est ici que l'on a enregistré un os de vache, un lithophone constitué de plusieurs lamelles de silex, un sifflet en galet, et une flûte en cubitus de vautour (réplique exacte d'une des flûtes retrouvées à Isturitz).

Cet enregistrement est l'illustration d'un mémoire intitulé « L'environnement sonore au paléolithique supérieur » et a donc fait l'objet d'une étude approfondie du sujet (contact : samnavel8@hotmail.com).

Crédit :

– Allumage du feu et taille par Pierre Guillaume ;
– Rombes par Pierre Guillaume et Delphine Chevalier
– Flûte, lithophone, sifflet, percussions confectionnés et joués par Florent Rivère.
– Enregistrement : (sauf ambiance naturelle de la première partie) par Fernand Deroussen.
– Montage et mixage : par Samuel Navel

Remerciements : Florent Rivère, Pierre Guillaume, Delphine Chevalier, Fernand Deroussen et particulièrement Renée Gailli et sa fille pour avoir eu la gentillesse de nous permettre ce travail.

Samuel NAVEL

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Réponse au son mystère du n° 8

   Il s’agissait d’un enregistrement de Dauphin pilote (Globicephala melas) enregistré par Frédéric BOUCHÉ en Méditerranée à bord du Tyro durant un stage de découverte des cétacés de l'association « Cetus ». Un groupe familial d'une vingtaine d'individus a stationné durant presque une heure autour du bateau offrant ainsi l'occasion d'entendre même en extérieur la richesse des émissions de cette espèce.

Matériel utilisé : Hydrophone B & K + alimentation indépendante + enregistreur Sony DAT TCD-D7.

Frédéric BOUCHÉ

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Le son mystère

   C'est au bord d'un étang, au début du mois d'avril, que j'ai enregistré ce son mystère…

 

Philippe VUILLAUME 

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Test d’audition

testez donc votre ouïe 

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Métamorphoses dans le chant de la Rousserolle verderolle Acrocephalus palustris.

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Pour info : ce document est un « poster numérique » présenté dans le cadre du 31ème Colloque francophone d’ornithologie.
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La Rousserolle verderolle peut imiter les émissions vocales de très nombreuses espèces. Elle est en quelque sorte une spécialiste du « copier-coller ».

Elle peut aussi déformer la dernière note d’un motif « comme pour amener le type suivant » (Lemaire 1974 : 20). Le sonagramme ci-dessous (fig. A) confirme, pour une structure simple, cette dextérité et suggère que cette transformation puisse être, dans certains cas, assez progressive.
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Fig. A – Sonagramme d’un extrait de phrase de Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris). Echelle verticale : fréquence en kilohertz ; échelle horizontale : durée en secondes. Mâle 1 enregistré à Flône (Belgique) le 29 mai 2005.

La séquence suivante (fig. B) révèle une autre facette de ses techniques vocales. La déformation semble apparaître dans une note comportant de nombreux harmoniques (la n° 2 de cet extrait). Elle s’accentue dans la n° 3 et plus encore dans la 4, dont seule la fin rappelle la 3. La transformation est complète dans la note 5, qui ne comporte plus ce dernier vestige.

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Fig. B – Extrait de phrase de Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris). Mâle 2 enregistré à Flône (Belgique) le 29 mai 2005. Légende : voir aussi figure A.

Dans la figure C, c’est la dernière partie de la syllabe qui est en quelque sorte détricotée (voir la dernière note). Dans le figure D, par contre, c’est la première moitié de la syllabe qui est modifiée. Dans ce cas, les transformations du matériau sonore sont aussi très progressives.

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Fig. C – Extrait de phrase de Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris). Mâle 2 enregistré à Flône (Belgique) le 29 mai 2005. Légende : voir aussi figure A.

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Fig. D – Extrait de phrase de Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris). Mâle enregistré à Harchies (Belgique) le 21 mai 1992 (Metzmacher et al. 1993). Légende : voir aussi figure A.

Métamorphose et phénomène « deux voix » ?

La figure E suggère une autre particularité. Le début de la cinquième note rappelle celui de la quatrième, mais la fin est bien différente. Un examen attentif de la sixième note (plus visible sur le sonagramme original …) suggère, en son début, deux tracés superposés, dont le deuxième n’est pas l’harmonique du premier.

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Fig. E – Extrait de phrase de Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris). Mâle 1 enregistré à Flône (Belgique) le 29 mai 2005. Légende : voir aussi figure A.

Le phénomène « deux voix » pourrait bien expliquer ce dernier exemple. Chez les oiseaux, le système phonatoire est double (Nottebohm 1971). Ils peuvent dès lors émettre un son via une des parties de leur syrinx et, en même temps, un autre – non harmonique du premier – via l’autre partie.

Spécificité de ces métamorphoses ?

La Verderolle n’est pas le seul oiseau capable de modifier – progressivement ou non – la structure des sons qu’elle émet. D’autres espèces, pas ou peu imitatrices, comme le Pipit farlouse le font aussi (fig. F).

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Fig. F – Extrait de phrase de Pipit farlouse (Anthus pratensis). Enregistré à Amay (Belgique) le 9 avril 2007. Légende : voir aussi figure A.

En résumé

La Rousserolle verderolle peut déformer les éléments de sa phrase, qu’ils soient de simples notes ou des syllabes plus complexes. Ces métamorphoses peuvent être très progressives. Le procédé utilisé – qui parfois pourrait bien impliquer le phénomène « deux voix » – ne semble pas spécifique. La Verderolle est non seulement une experte du « copier-coller », mais aussi une spécialiste du « fondu-enchaîné ».

Références bibliographiques

LEMAIRE, F. (1979) : Le chant de la Rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris) : étendue du répertoire imitatif, construction rythmique et musicalité. Le Gerfaut 65 : 95-106.

NOTTEBOHM, F . (1971) : Neural lateralization of vocal control in a passerine bird. I. Song. J. Exp. Zool. 177 : 229-261.

Discographie

METZMACHER, M.; CHARRON, F. & VERHAEGEN J.P. (1993) : Nos Virtuoses. Chants d’oiseaux. Etudes et Environnement asbl, Flémalle.

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Quelques invertebrés aquatiques

Bon, ce n’est ni original (cf. « Aquacoustique » de l’ami Fernand) ni très bien enregistré (mon hydrophone souffle beaucoup, j’ai dû filtrer le bruit de fond au point d’avoir des artefacts indésirables). Mais j’aimerais bien arriver à identifier les petits sons qui suivent. Il s’agit de prises de sons réalisés dans un lac à 1700 m d’altitude (Valberg, 06, FR) d’animalcules cachés entre les herbes aquatiques. Si vous avez une idée…

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Les Pyrénées

La nature prend la parole 

   Suite à un travail sur l'Isard étalé sur un an et demi, je vous propose une balade sonore dans le Parc National des Pyrénées Centrales. L'ensemble des prises de son qui suivent ont été enregistrées entre 1700 m et 2300 m d'altitude, c'est-à-dire au niveau de l'étage subalpin et alpin, au-dessus de la limite de la forêt, sur une surface d'environ 15 km².
       Boris JOLLIVET

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Tourbière du Limousin

   09 juin 2006 au lever du jour vers 5 h 30 du matin.

La nature prend la parole  Une brume s'élève doucement avant de se dissiper au-dessus de la tourbière de Longeyroux dans le Limousin où je suis venu enregistrer la Pie-grièche grise.
Une lisière forestière bien animée retient mon attention avant mon départ. Après un rapide repérage en soirée, je décide de poser le lendemain matin un piège à son parfaitement toléré par la faune. Cela consiste à installer un couple de micros omnidirectionnels puis à s'éclipser du site avant de laisser s'enregistrer en continu la totalité d'une cassette DAT. La découverte du résultat n'aura lieu que bien plus tard en studio. Cette technique présente des inconvénients : un temps de dépouillement considérable et des saturations toujours possibles de la part d'oiseaux ou d'insectes trop proches en raison de l'obligation de fixer la sensibilité au départ. Par contre, cette approche basée sur la durée peut ménager de bonnes surprises et fournit une meilleure compréhension des évènements au cours du temps. Ici un Coucou gris, pourtant toujours extrêmement méfiant en présence d'une forme humaine, s'extériorise en totale liberté et nous offre un solo fabuleux. Il faut préciser que cette séquence a dû être raccourcie car sa durée était de 17 minutes sur l'enregistrement original.

Matériel : DAT TCD D8 Sony, préamplificateur PSP2 et 2 micros MKH 20.

       Fernand DEROUSSEN

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Petit concert du peuple des friches

   16 mai 1998.

Rousserolle verderolle - Acrocephalus palustris  Ce concert est le fruit d'un couple de microphones cardioïdes croisés, placés sur un pied dans une friche de Hesbaye (région de grandes cultures en Wallonie), quelques mètres de câble permettant au preneur de son de ne pas (trop) déranger les oiseaux. Grâce à quelques observations préalables, leur composition spécifique était connue et leurs postes de chants repérés.
Cette captation montre qu'une friche dépourvue de tout intérêt botanique – on n'y trouve pas d'orchidées rares – peut nous offrir des concerts d'oiseaux d'une grande variété quand des virtuoses, comme la Rousserolle verderolle, les Fauvettes à tête noire et des jardins, s'y cantonnent et nous détaillent leurs répertoires.
       Maxime METZMACHER

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