Plateau aux Alouettes

La nature prend la parole 

   Le ciel est clair. La mer Noire a viré au bleu, roulant en contrebas des falaises ocre. Le Traquet pie est là, dans les vestiges archéologiques, tout près du bord (12). Son pays d’été est plutôt vers le Levant, le sud de l’Oural, le Kazakhstan. Les plus aventureux qui s’installent à l’ouest de la mer Noire n’en quittent guère les bords: nous n’en avons pas vu à plus de cent mètres de la mer.
En arrière, le plateau steppique, près du village de Yailata, est le royaume des Alouettes. Elles sont si nombreuses que leur chant n’est pas facile à distinguer. Étendons nous dans l’herbe. Une Alouette calandre s’envole tout près (13). Comme l’alouette des champs, elle monte et chante longuement dans le vent, mais s’il y a doute, les roulades graves sont sa signature. Le chant de l’Alouette calandrelle est, lui, fait de petites phrases très courtes, une à deux secondes (14). Posté en affût sur une pierre levée dans la lande, un Traquet oreillard lance ses cris rocailleux (15). Une Rousserolle verderolle, nichant probablement dans une petite dépression touffue, fait son apparition (16).
(Oenanthe pleschanka, Melanocorypha calandra, Calandrella brachydactyla, Oenanthe hispanica, Acrocephalus palustris)

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