Bramevaque (65) – septembre 2004.
Un cerf lance ses cris rauques alors que sauterelles et grillons italiens l'accompagnent.
Alain Roupsy
Bramevaque (65) – septembre 2004.
Un cerf lance ses cris rauques alors que sauterelles et grillons italiens l'accompagnent.
Alain Roupsy
Forêt de Rambouillet – 18 Septembre 1997
Si les raires des cerfs au brame sont emblématiques de l’ambiance sonore de la forêt automnale, les stridulations des grillons participent elles aussi à la création de l’atmosphère si caractéristique de ce moment de l’année. Il m’a semblé intéressant de renverser la perspective sonore et de diriger ma parabole sur ces grillons d’Italie (Oecanthus pellucens) tout proches, en laissant le soin aux cerfs de créer le fond sonore.
Avez-vous remarqué à quel point la musique éthérée de ces insectes est à l’unisson du spectacle de la lune qui se lève ? Un poète l'a déjà relevé : si l’on pouvait entendre la lune, nul doute que l’on entendrait… le chant des grillons !
Jean-Louis Sicaud
Forêt de Rambouillet – 08 Septembre 1996, 07 h.
Après des coupes dans une parcelle de la forêt de Rambouillet un fût de fuel de 300 litres avait malheureusement été abandonné sur place par les exploitants. Je connaissais bien sa présence et sa localisation précise lors de cet automne alors que je fréquentais ce site pour suivre le brame. À la fin de la nuit je me trouvais à proximité et entendis ces bruits qui excitèrent ma curiosité. Sans en avoir pu observer réellement leur auteur je n’eus aucune peine à en imaginer l’explication : un cerf était tout simplement en train d’attaquer le bidon avec ses andouillers tout comme il l’aurait fait de façon plus coutumière sur des arbustes. Ceci est révélateur du degré d’agressivité des cerfs durant le brame. Mieux vaut garder sa propre distance de sécurité !
Jean-Louis Sicaud
Raires de mâles, en forêt d’Ill Wald, de nuit, en octobre. Cris de Corneilles noires au second plan.
Boris Jollivet
Jeudi 14 avril 2005 sur les dunes de Barccagio (Corse) à 21h10.
Au printemps 2005 je découvrais la Corse, enchanté par la variété de ses paysages et de ses biotopes qui se succèdent si proches les uns des autres : de l'étage montagnard à la végétation maritime, en passant par les étages alpin, subalpin et méditérranéen. On trouve le long du littoral (estuaires, dunes et abords des marais) le Crapaud vert (Bufo viridis) dont « la face supérieure du corps est souvent tachée ou marbrée d'un beau vert, cerclé ou non de brun, contrastant bien avec le fond cendré, rosé, gris ou brun » *. À cette période, quand la saison de reproduction touche à sa fin, je comptais bien surprendre son chant nuptial, un long trille aigu et sonore ressemblant un peu à un chant de courtilière. Je détectais bien quelques individus mais toujours au loin. Finalement, alors que je m'installais pour la nuit sur mon lieu de bivouac, mon attente fut récompensée par le chant d'un crapaud à la mer.
* ACEMAV coll., Duguet R. & Melki F. ed., 2003 – Les Amphibiens de France, Belgique et Luxembourg. Collection Parthénope, éditions Biotope, Mèze (France). ISBN 2-9510379-9-6
Philippe Vuillaume
28 octobre 2005 à 22h00, 18°C
Ménigoute durant le festival du film ornithologique 2005 (Deux Sèvres).
Stéréo et mono mixées avec commentaires en direct sur Nagra ARES BB
Stéréo : micro Sony ECM 959 – Mono : Bat Detector.
Le Méconème à bouclier, de son petit nom latin « Cyrtapsis scutatus », est un orthoptère ensifère (Sauterelle) de la famille des Meconematidae, cantonné dans l’Ouest – en Vendée, dans les Deux Sèvres et jusqu’au sud de la Bretagne – ainsi que dans le sud de la Provence.
Discret, il fréquente le feuillage des arbres et arbustes et passe inaperçu du fait de la fréquence de ses émissions sonores situées au-dessus de 20 kHz, perceptibles uniquement avec un « Bat detector » (détecteur de Chauve souris).
Son apparition tardive fin août peut se prolonger jusqu’en décembre, cette sauterelle étant résistante aux premiers froids.
Fernand Deroussen
(Irania gutturalis) – White-throated Robin page 261 guide Ornitho.
L’Iranie à gorge blanche est un très bel oiseau estivant qui arrive en avril et habite les deux tiers sud est de la Turquie. De la famille des Turdidae, c’est un proche parent de nos Rougequeues.
Présente le long des pentes et dans les zones broussailleuses, souvent près d’un ruisseau, elle peut être assez commune mais reste toujours très discrète car furtive.
Sa voix la signale par ses sifflets purs entrecoupés des notes grinçantes qui la caractérisent.
Le premier enregistrement est réalisé de nuit vers 2h00 du matin. Le chant qui reprend la partie fondamentale du phrasé est répété pendant plusieurs dizaines de minutes. Ce comportement de chant nocturne est lié à la recherche de femelles migratrices qui passent pendant la nuit. Merveilleux moments à vivre malgré une température extérieure de -2°C.
Le second enregistrement, cette fois-ci de jour, incorpore des phrases plus longues et variées (en fond : Bruants proyer et mélanocéphale, Chardonneret) et les chants sont alors très liés aux comportements visuels.
Le troisième est une joute orale à distance entre deux individus, constituée de nombreux grincements.
Le quatrième chant (Boris Jollivet), assez court, est émis en vol et se prolonge dans un vol « en parachute » à la manière du Monticole de roche.
Pour terminer : deux cris d’inquiétude et un cri de nourrissage de la femelle.
Fernand Deroussen

L'amateur de sonorités animales qui voyage à Taiwan en plein été est parfois déçu… En effet, avec des bourasques de 130 km/h, il serait fort peu avisé de sortir les microphones. Alors, on se rabat sur ce qui se passe en ville, à l'intérieur même des bâtiments.
Ce typhon-là se nommait Aere et vécut durant le mois d'août 2004.
Yannick Dauby
L'appel mystérieux du CD n°2 était celui d'un Geai des chênes (Garrulus glandarius). Pour vous en convaincre, voici la fin de la séquence où l'on peut entendre un cri typique du Geai.
Philippe Vuillaume
Une nouvelle énigme par Boris Jollivet
A vous de jouer !