Protégé : Emploi d’un système à double-parabole pour l’enregistrement In natura

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La « stéréo renforcée » du pauvre..

Intéressé par la technique développée par Naturo (http://naturophonia.unblog.fr/page/3/), nous avons souhaité la tester au parc voisin par cette grise matinée.

Pour l’aspect technique de la prise de son vous pouvez vous reporter à la discussion en cours sur le forum (« 4 micros pour 1 stereo »).

Antoine, 22.10.09.

 

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Le « vrai » chant de la Pie-grièche écorcheur ?

Croquis au crayon

Voici un chant qu’il m’a été donné d’enregistrer pendant un séjour à Miscon (26), à l’occasion de la manifestation « La Nature parle son », (Cf. ci-dessous), un beau matin de fin juin, couronnant ma recherche de la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio)… -enfin locace ! – et perchée là-bas, sur une aubépine, à bonne distance.

Intrigué à l’écoute de ce chant singulier qui m’était parfaitement inconnu chez cette espèce, je déclenche l’enregistrement. Vérifications faite dans plusieurs guides sonores de l’avifaune européenne : nulle part ne figure ce chant atypique. Le chant en babil truffé d’imitations est émis en pleine saison de reproduction et l’espèce est réputée muette en-dehors de cette période. S’agirait-il alors du chant propre de l’espèce ? Une sorte de chant exempt d’imitations et qui serait émis hors saison ? Le débat est lancé : si vous avez une idée sur la question (imitation, chant inabouti de juvénile…) ou si tout simplement, vous m’affirmez que j’ai capté un autre oiseau m’ayant joué un tour… Je serai curieux de connaître vos avis !

Ces deux séquences vous livrent à quelques secondes et quelques mètres d’intervalle, plusieurs variations de ce chant. [NB : Ces prises ont toutes deux été effectuées avec un système M/S dans une parabole Offset, technique expérimentale que je détaille dans un article des pages réservées du blog.]

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Utilisation d’un micro MS dans une parabole offset – exemples

Certains des participants à la manifestation de cette fin juin « La Nature parle son » à Miscon (Drôme) n’ont pas manqué de relever l’étrange parabole qu’il m’arrivait de porter ici ou là sur un trépied. J’ai détaillé les raisons et les caractéristiques du dispositif dans un article des pages réservées du blog intitulé « Utilisation d’un microphone M/S en parabole offset pour l’enregistrement Innatura ».

Voici quelques nouveaux enregistrements à écouter en guise d’illustrations de cet article, tous réalisés à Miscon :

– un Rouge-queue a front blanc (Phoenicurus phoenicurus) dans le haut du village ;

Où chantait le rouge-queue à front blanc

– une Fauvette a tete noire (Sylvia atricapilla) dans les vergers au-dessus du village ;

Où chantait la fauvette

– un Rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros) avec deux variantes pour le canal M : l’une matricée à -6 dB et l’autre à + 6 dB. Vous noterez la divergence de l’effet de spacialité entre les deux.

Rouge-queue noir M – 6 dB

Rouge-queue noir M + 6 dB

Où chantait le rouge-queue noir

Le matriçage est réalisé sur le logiciel Audacity où l’on peut faire varier l’effet en temps réel pour une meilleure appréciation de cette variation. Vous noterez que cette variation n’est pas si étendue et que la nuance reste faible. Cela est dû à l’amplification en M qui est telle qu’elle s’impose très largement au matriçage. (voir mon article)

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Protégé : Utilisation d’un micro M/S en parabole offset

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Fait à la maison

L’expression utilisée par Antoine sur son blog : « fait à la maison » m’a donné l’idée de mettre cet enregistrement sur le site.

Chez moi, en plein centre ville, les ramiers ont l’habitude de venir roucouler sur le haut de la cheminée. Le conduit propage le son jusqu’à mon appartement 3 étages plus bas.

Il m’a suffit de mettre le Zoom H2 devant le tablier métallique de la cheminée au bon moment.

jean-louis

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Conocéphale gracieux (Ruspolia nitidula)

Un autre hôte du jardin.

Conocephale gracieux (Ruspolia nitidula)

Il s’installe le soir dans les rosiers ou dans le pommier fleur, juste à hauteur d’oreille, pour émettre sa stridulation (que je qualifierais pour le moins de désagréable) semblable au grésillement d’un appareil électrique défaillant…

Voici le Conocéphale gracieux (Ruspolia nitidula).

Philippe

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La mélodie du mélodieux

Criquet mélodieux

L’herbe s’agite et du haut d’une tige, sur une feuille ou de tout autre endroit ensoleillé, les Criquets mélodieux (Chorthippus biguttulus) émettent leur chant. Invitation à la sieste, le jardin attendra : je ne peux décidément pas me résoudre à passer la tondeuse….

Philippe

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Orage d’été ou pluie d’automne ?

De passage en forêt de Tronçais pour y admirer ses chênes centenaires, nous voilà surpris par l’averse.

Foret de Tronçais

Un mélange d’orage d’été et de pluie d’automne.

Philippe

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La Forêt de Rossignols prognés

    Delta du Danube, 30 avril, 02 h 30, nous quittons l'embarcation pour un coup d'oreilles à la forêt dunaire de Caraorman, en plein cœur du delta. Pas de lune. Le sentier est à peine tracé. Pour l'avoir emprunté déjà, un après-midi de l'an dernier, nous savons que, par là, nous ne passerons pas : les eaux doivent être trop hautes, il nous faudra faire un détour. 03 h 30, nous entrons dans la forêt, clairsemée, ponctuée de grandes clairières et de zones inondées.Émerveillement ! C'est une « forêt de Rossignols prognés » ! À cette heure de la nuit, tout le monde dort : la forêt leur appartient. Quelle ambiance ! Les bottes nous permettent d'avancer presque en silence. Soudain, ce petit "Tric" discret, dans ce buisson tout près de nous, c'est un Rossignol qui s'éveille ! Immédiatement l'enregistreur est en marche. Pas le temps d'installer le matériel : il faut profiter de l'instant. Et voilà trois naturalistes fous, figés sur place, retenant leur souffle, pour une bonne demi-heure, à quelques mètres du Rossignol (et tout près des micros ! Heureusement, les bottes sont en caoutchouc et le sol est assez meuble ; mais il y a ces fougères sèches qui ne demandent qu'à craquer au moindre balancement du corps. Ne bougeons pas, ne bougeons pas, ne respirons pas !).
Un très lointain Butor étoilé (Botaurus stellaris) beugle dans la roselière.
Les mâles des Rossignols prognés arrivent les premiers de migration, repèrent les bons coins pour élever une nichée et tout de suite ils chantent, jour et nuit. Les femelles vont arriver dans les nuits suivantes. Elles se dirigeront vers les chants les plus attrayants. Le concert est déjà bien commencé. « Notre » rossignol, vient-il d'arriver ? S'éveille-t-il d'un peu de repos après son long voyage ? Il attaque timidement, échauffe doucement sa voix puis, peu à peu, entre dans le concert, plus « Quieto con espressione » que les chants excités de nos Rossignols philomèles occidentaux (Luscinia megarhynchos).

André et Odile BOUCHER

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