Le retour du chasseur

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Le retour du chasseur
Photo P. DHUICQ

Saint-Piat (Eure-et-Loir), 27 février 2011

Par une belle nuit au ciel propre, Orion tient en respect la brume qui cherche à couvrir le chasseur mythique. S’il est de sortie au coucher du soleil, d’autres au contraire attendent son lever pour rentrer dans leurs pénates. La campagne s’éveille au chant des oiseaux que la tiédeur quasi printanière sort de la longue léthargie hivernale. L’activité humaine commence à se faire entendre, même si les chasseurs bipèdes restent encore discrets. Le félin, lui, fatigué par sa nuit de chasse, court vers son antre, faisant entendre un miaulement rauque et guttural caractéristique de son retour au bercail… et de la joie de retrouver coussin moelleux et croquettes goutûes.

Fatima

Sacré chasseur ! Je ne peux m’empêcher de sourire et aussi de me remémorer un passage de l’excellent livre de Antonio FISCHETTI “La symphonie animale”  dans le chapitre intitulé “Le son domestiqué” dans sa partie sur les “sons en société” : “Le miaulement du foyer. Ça me rappelle Minette, une chatte avec qui j’ai personnellement effectué un bon bout de chemin. Dans son répertoire de miaulements, l’un des ceux qui m’intriguait le plus était celui que je qualifiais de “miaulement  de franchissement de porte”. Comme tous ses congénères, Minette ne pouvait pas voir une porte fermée sans être envahie d’un irrépressible besoin d’aller voir de l’autre côté (évidemment, une fois ce désir réalisé, la seule chose qui comptait était de revenir au point de départ). Mais ce qui nous intéresse ici, c’est qu’en franchissant la porte, Minette émettait un son étrange qui commençait par un gargouillis venu du fond de la gorge pour finir sur des trilles lancées du bout des lèvres ; un son qui semblait dire à la fois “Merci” et “Enfin, c’est pas trop tôt”. Et surtout, ce miaulement n’était jamais émis autrement qu’en franchissant une porte. D’où ma perplexité. […]”

[Cf. : FISCHETTI Antonio. La symphonie animale : comment les bêtes utilisent le son. Paris :  Vuibert / ARTE éditions, 2007. P. 129]

Pascal

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